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23 septembre 2019

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Les employés de la réserve faunique interpellent Pierre Dufour

Certains employés saisonniers touchent 13 $ de l’heure

Manifestation Réserve faunique - Val-d'Or

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Des employés saisonniers de la Réserve faunique La Vérendrye ont manifesté devant le bureau du ministre Dufour.

RELATIONS DE TRAVAIL - Une demi-douzaine d’employés de la Réserve faunique La Vérendrye ont manifesté, lundi matin à Val-d'Or, devant le bureau de comté de Pierre Dufour afin d’obtenir un salaire plus avantageux pour les travailleurs saisonniers de la SÉPAQ (Société des établissements de plein air du Québec).

Cette action fait suite au mouvement de grève générale qui s’est déclenché samedi à minuit et qui va se poursuivre jusqu’à jeudi et qui touche les 13 réserves fauniques de la province. En cette période de chasse, les employés espèrent faire bouger les choses du côté du député d’Abitibi-Est et ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, ainsi que du premier ministre Legault. 

La présidente régionale du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Nathalie Garvin, veut voir le gouvernement Legault réaliser sa promesse de rendre les salaires plus attrayants en cette période de pénurie de main-d’œuvre. 

«Certains de nos employés saisonniers ont un salaire de départ de 13 $ de l’heure. Certains peinent à se qualifier pour le chômage et on sait qu’en période de plein emploi, surtout en Abitibi-Témiscamingue, ça prend plus de semaines assurables pour l’être. On revendique minimalement le coût de la vie. M. Legault n’a pas cessé de le répéter durant sa campagne que ça prend des bons salaires au Québec, mais ce message s’adresse à qui ? Certainement pas à nos petits salariés avec les offres qu’il y a sur la table», a lancé Mme Garvin. 

Celle-ci a reçu l’appui des employés des Parcs nationaux d’Aiguebelle et d’Opémican, même si ceux-ci ne sont pas touchés par le mandat de grève. 

«Nous n’avons pas la même convention collective… il y a neuf accréditations différentes sous l’égide de la SÉPAQ et chacune d’entre elles a sa propre convention. On peut choisir de mobiliser tous les groupes ou un d’entre eux pour plus d’impact», nuance la présidente. 

Meilleur balancement ? 

Avec le retour prochain à la table des négociations, le ministre Dufour espère maintenant qu’une entente entre les différents parties impliquées dans ce dossier sera trouvée. Il souhaite qu’un meilleur balancement entre les normes salariales et les clauses normatives (frais de kilométrage, horaires, avantages sociaux, etc…) pourraient faire avancer le tout. 

«Je pense que si les deux côtés manifestent de la volonté, on va être capables de régler ça. Depuis le début, je répète qu’il faut comprendre la capacité de payer du gouvernement. De son côté, la partie syndicale doit savoir ce qu’elle veut. Il y a une portion des employés dans la SÉPAQ qui a un salaire plus difficile, si on peut dire ça comme ça, même si c’est au-dessus du salaire minimum. Certains à l’intérieur des cadres gagnent un très bon salaire, donc il y a une juste mesure de paiement potentiel», estime M. Dufour.     

Celui-ci affirme que les répercussions de la mobilisation sur le secteur de la chasse ne sont pas alarmantes pour le moment. «Je crois que les chasseurs sont en mesure de regarder d’autres possibilités. Par contre, c’est certain qu’une partie de la clientèle n’apprécie pas la situation et nous a fait signe. On a mis des mesures en conséquence, mais les gens qui voudront annuler peuvent toujours contacter la SÉPAQ», indique-t-il. 

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