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24 septembre 2019

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Le Brésil s’invite chez les entraîneurs du Blizz’Or

Il a signé en 1re division brésilienne à 14 ans

Fabrizzi Manzoni - Blizz'Or

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Fabrizzi Manzoni (à droite) en compagnie du directeur technique du Club de soccer de la Vallée-de-l’Or, Laurence Labonté.

SOCCER - Le Club de soccer de la Vallée-de-l’Or (CSVO) a ajouté une saveur brésilienne à son équipe de personnel en engageant Fabrizzi Manzoni, un ancien joueur de soccer qui a déjà évolué en première division dans son pays d’origine.

Né dans un petit village près de Porto Alegre, le village natal de Ronaldinho, Manzoni agira à titre d’éducateur pour la concentration Sport-études à la Polyvalente le Carrefour en plus d’agir comme support technique au directeur technique de la CSVO, Laurence Labonté. 

Ce n’est pas une première visite dans la région pour le Brésilien puisqu’il a séjourné pendant une courte période à Val-d’Or, au milieu de la dernière décennie. Par ailleurs, sa femme et la mère de ses enfants est originaire de Val-d’Or. 

Après avoir signé un contrat dès l’âge de 14 ans avec le Juventude, un club de 1re division à l’époque, l’attaquant est venu au Canada pour la première fois via le programme Jeunesse Canada Monde avant de poursuivre son parcours sportif avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. 

«J’ai vécu à Val-d’Or vers 2005 ou 2006 et mes deux enfants vivent ici. Comme mon fils joue pour le Blizz’Or, je suivais le club sur Facebook et j’ai pu voir l’annonce. Je leur ai envoyé un courriel et le reste a suivi», explique Fabrizzi Manzoni. 

Pour la CSVO et le programme scolaire, l’ajout de quelqu’un avec cette expérience en Amérique du Sud ajoutera une touche supplémentaire qui aidera les deux organisations à poser les bases de son équipe. 

«C’est extraordinaire, lance dès le départ Laurence Labonté, et c’est un gros plus pour nos discussions au quotidien. Nous sommes à nos premiers pas et on suit notre planification. Tranquillement, on ajoute des pièces locales et, maintenant, nous avons certains secrets brésiliens qui vont se mélanger». 

Le pays en recul 

Possiblement vu comme la plus grande nation soccer sur la planète, le Brésil semble maintenant relâcher la pédale concernant le développement des jeunes joueurs et commence à prendre du retard sur les tendances mondiales, selon Fabrizzi Manzoni.  

Ce dernier croit que la culture est bien différente entre son pays et les ligues européennes ou nord-américaines. 

«Ils grandissent plus rapidement une fois arrivés en Europe. Là-bas, ils vont comprendre les systèmes de jeu, les tactiques, les habiletés individuelles, leurs forces, leurs faiblesses. Ils comprennent leur façon de jouer et comment ils sont comme athlète individuelle. Au Brésil, les joueurs s’entraînent fort, mais tout est train de changer. Il faut qu’il rattrape le retard et même le Canada est en avance, en ce moment», analyse M. Manzoni qui croit que le phénomène Neymar a «cassé tout ce qui a été construit pour les joueurs» avec son passage au Paris-St-Germain. 

En voyant les défauts qui se passent dans son pays d’origine, le nouveau membre de la CSVO veut maintenant amener ses connaissances sans imposer ses idées. 

«Je suis venu ici pour étudier. J’ai déjà appris beaucoup de choses depuis que je suis arrivé il y a deux semaines et j’en apprends chaque jour. Comme j’ai dit dans mon entrevue d’embauche, je crois qu’on sera en mesure de mélanger les styles. On ne veut pas changer la culture du club», déclare le Brésilien.

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