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26 septembre 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Jean-Michel Blais en Abitibi avant l’Europe

Le pianiste termine bientôt la tournée de son spectacle Dans ma main

Jean-Michel Blais

©Photo - Unfolding Creative Photography

Jean-Michel Blais lors de sa tournée

Le pianiste de renommée internationale Jean-Michel Blais sera de passage en région pour deux soirs afin de présenter son dernier album, intitulé Dans ma main. Quelques jours après, il s’envolera en Europe pour terminer sa tournée. 

Jean-Michel Blais n’en est pas à son premier passage en Abitibi-Témiscamingue. Il a participé au Festival de musique émergente (FME) il y a quelques années. Par contre, c’est la première fois qu’il vient y présenter un spectacle solo. 

En fait, la tournée de M. Blais devait se terminer l’été dernier, mais l’engouement du public a été tel qu’il a étiré le plaisir pour un autre six mois. Il terminera donc son périple musical avec quelques dates au Québec avant de s’en aller vers l’Europe et l’Asie. 

Un long parcours pour trouver sa voie 

Alors qu’il a étudié le piano classique, son style a évolué avec le temps pour devenir une musique unique en son genre. «Je ne trouvais pas mon compte dans la musique classique et dans le fait d’interpréter les pièces d’autrui, a raconté Jean-Michel Blais. Je trouvais la musique classique trop intellectuelle. Ça s’adressait surtout à mes collègues, mes parents et mes professeurs.» 

Il a donc quitté le monde de la musique pendant près de 10 ans, années pendant lesquelles il a voyagé à travers le monde avant de revenir au Québec travailler comme professeur de cégep. 

«Tout ça m’a éventuellement ramené à la musique, ce qui était inévitable selon moi, a souligné M. Blais. Peu importe où j’étais dans ma vie, je me retrouvais toujours devant mon piano à composer de la musique.» 

Faire évoluer un son classique 

Il y a quelques années, Jean-Michel Blais a sorti un premier album avec un collègue. «C’était un album sans prétention, enregistré dans mon appartement parce qu’on n’avait pas d’argent, a-t-il expliqué. On y retrouve donc beaucoup de sons d’ambiance, comme la pluie et les enfants qui jouent dehors.» 

Il décrit cet album comme une musique émotive, touchante, qui parle aux gens. «Ça m’a donné l’envie de jouer sur ce pont-là, a affirmé le pianiste. Je trouve qu’il y a trop de musique pour piano qui est simple et prévisible, ce qui est parfaitement correct, mais pour moi, je ne trouve pas que ça fait avancer la musique.» 

Il ne voulait pas que sa musique requière une éducation musicale pour être appréciée. Son pari semble avoir marché: ce premier album s’est retrouvé dans le top 10 des meilleurs albums de l’année du magazine Times. 

Suivre son cœur 

Plutôt que de continuer dans la même veine pour son deuxième album, il a plutôt suivi son cœur en allant chercher encore de nouveaux sons. 

«J’ai travaillé avec un producteur de musique électronique et j’ai appris à travailler avec un ordinateur et à faire de la musique électronique, a-t-il expliqué. C’est comme ça que j’ai réalisé mon deuxième album, Dans ma main, qui marie le piano à la musique électro.» 

De la musique pour tout le monde 

«Moi, je n’ai jamais demandé d’être là et ma musique ne s’adresse à personne en particulier», a lancé Jean-Michel Blais. Le compositeur a ainsi toujours fait la musique qu’il avait le goût de faire et non des pièces commandées par des maisons de disques pour plaire à une certaine clientèle. 

«Je pense que ça marche parce que j’ai été approché par de grandes maisons de disques; on d’ailleurs a récemment signé avec Universal à Londres, a-t-il signalé. Xavier Dolan m’a approché pour utiliser ma musique, donc j’ai l’impression qu’en me faisant confiance et en faisant ce que moi, j’ai envie de faire, je viens répondre à un besoin chez les gens.» 

Il explique qu’à chacun de ses spectacles il voit des jeunes, des enfants, des têtes grises. Il espère pouvoir créer un lien entre les générations. «Pour les personnes plus âgées, la musique électronique peut sembler inaccessible, alors je leur montre à quel point ça peut être beau, a-t-il expliqué. Même chose pour les plus jeunes, qui voient l’influence de la musique classique dans la musique populaire d’aujourd’hui.» 

 

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