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02 janvier 2019

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Un ultra-marathon significatif pour Isabelle Barbin

50 km après avoir traversé un cancer presque fatal

Isabelle Barbin

©gracieuseté

Isabelle Barbin (à gauche) avec sa fille Kamilya.

REPORTAGE - Il y a près de cinq ans, on ne lui donnait que six semaines à vivre. Aujourd’hui, non seulement Isabelle Barbin est maintenant en rémission, mais elle se prépare à participer à une course à pied de 50 kilomètres en plein air dans le sud-est de l’Ontario. 

Originaire de Dubuisson et citoyenne de Sudbury depuis une dizaine d’années, la dame qui vient d’avoir 40 ans a dû passer au travers d’un cancer du col de l’utérus de phase 3B à terminal qui, à son apogée, mesurait 17,4 centimètres de diamètre. 

Une erreur de communication de la secrétaire de l’hôpital local à Sudbury avait fait en sorte que Mme Barbin n’a jamais su qu’elle était précancéreuse, ce qui a fait en sorte que la tumeur a failli se généraliser vers le foie et les reins. 

Après des traitements de chimiothérapie qui ont duré neuf semaines, l’Abitibienne d’origine a reçu l’appel tant attendu le 2 juin 2014, qui lui disait qu’elle était en rémission. 

Une rencontre déterminante 

Sous médication peu de temps après, elle a fait la rencontre en juillet 2016 d’Amber Konikow, une quadruple championne ontarienne de boxe et une coureuse, qui lui a conseillé la thérapie par la couse à pied et le chaga (champignon qui pousse sur le bouleau).  

De son propre aveu, Isabelle Barbin n’avait aucune prédestination à courir et elle était zéro sportive, même à l’enfance. Cependant, elle était intéressée à tenter le coup. 

«La première course qu’on a faite ensemble, je n’étais pas capable de courir 50 mètres. Amber m’a dit de me fixer un petit but pour courir un kilomètre. Ça m’a pris deux semaines avant de réussir. Par la suite, j’ai pu en courir huit dans une course à Lively (près de Sudbury) à la fin de l’année», raconte-t-elle. 

Pour célébrer ses trois ans de rémission, en juin 2017, Mme Barbin a décidé de faire un demi-marathon (21,1 km) à Niagara Falls afin d’amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer. Une épreuve qui a rempli toutes ses attentes. 

«Tout ce que je voulais, c’était de terminer la course en bas de trois heures et de ne pas être la dernière dans ma catégorie. J’ai fini cinquième dernière chez les 35-40 ans et j’ai fait deux heures et 54 minutes. Pour un premier 21 kilomètres, c’est excellent!», s’exclame la coureuse. 

La nouvelle athlète prévoit faire un autre demi-marathon, cette fois-ci dans un environnement hivernal, chez elle à Sudbury, et de courir un 25 km au Conquer The Canuck, à Cambridge près de Toronto, avant de tenter le coup à 50 kilomètres. 

«Je pense que je vais essayer le Haliburton Forest Trail Run parce que ce sont deux boucles de 25 km dans des sentiers pédestres. Ça va être un petit peu plus difficile vu que c’est en forêt. Je me suis dit que ce serait un beau cadeau pour moi avec 50 kilomètres pour mes cinq ans de rémission», mentionne Isabelle Barbin. 

Rester positif 

On dit parfois que la guérison du cancer passe également par l’attitude adoptée par la personne qui en est atteinte. 

Pour Isabelle Barbin, le positivisme, en plus de ses traitements et de la course, lui a permis de revenir sur les rails et de passer à travers cette épreuve. C’est pour cette raison qu’elle n’a pas voulu intenter de poursuites judiciaires contre l’hôpital à la suite de son cancer, pour avoir la meilleure énergie positive autour d’elle. 

«Avant, je n’étais pas quelqu’un de positif, mais j’ai trouvé que le pouvoir de ton cerveau sur ton corps est énorme. Même dans la vie en général, quand tu te fixes des buts positifs, tout va aller mieux. J’ai coupé les liens avec quelques amis dans le processus parce qu’ils étaient trop pessimistes. J’étais très choyée de pouvoir aller border mes enfants le soir et d’être proche de chez moi. Je voyais des gens qui venaient de Timmins ou de North Bay qui devaient faire plusieurs heures de route et traverser seuls la maladie», souligne Mme Barbin. 

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