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04 janvier 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

À 15 ans, elle a déjà atteint un de ses rêves

Marie-Maude Pomerleau participe à une compétition nationale de patinage avec Équipe Québec

Marie-Maude Pomerleau

©Photo gracieuseté de la famille Pomerleau)

Marie-Maude Pomerleau était très fière de pouvoir enfin porter le manteau bleu d’Équipe Québec.

Marie-Maude Pomerleau patine depuis l’âge de deux ans. Cette année, la jeune Lasarroise âgée de 15 ans a réalisé un rêve en participant à une compétition nationale sous l’égide de l’équipe du Québec.

«Quand elle avait deux ans, Marie-Maude avait une gardienne qui habitait juste en face de l’aréna et leur activité, l’hiver, c’était d’aller patiner chaque vendredi», a expliqué la mère de Marie-Maude, Katy Pouliot. 

À partir de là, la jeune fille a toujours continué à patiner. Elle a rapidement attiré l’attention d’entraîneurs du coin. «À quatre ans, elle a commencé les cours privés, a ajouté sa mère. Elle a commencé les compétitions peu de temps après et a continué depuis.» 

Ses parents ont donc dû s’adapter à un horaire très rigide de pratiques et d’entraînements. «Ce sont des pratiques très tôt le matin. Marie-Maude patine également deux fois par semaine avant d’aller à l’école et elle a aussi des pratiques le samedi matin», a souligné Mme Pouliot. 

Marie-Maude Pomerleau

©Photo gracieuseté de la famille Pomerleau)

Un premier rêve 

Après 11 ans de compétition, Marie-Maude a finalement atteint un de ses objectifs, soit de participer à une compétition d’envergure avec l’équipe du Québec. «Elle avait toujours bien performé au niveau provincial, a souligné Katy Pouliot. Elle était donc de plus en plus motivée. Cette année, elle avait comme objectif de faire partie de l’équipe du Québec et de pouvoir porter le manteau bleu.» 

Marie-Maude s’est donc rendue à Edmonton pour prendre part au Défi canadien avec Équipe Québec et son fameux manteau bleu. 

Malheureusement, le stress aura eu raison de la patineuse, qui n’a pas connu une très bonne compétition à Edmonton. À cause d’une chute, elle a terminé au 26e rang sur les 58 athlètes présentes. «Elle était très déçue parce qu’avec ses pointages habituels, elle aurait facilement pu se placer parmi les dix meilleures au Canada», a affirmé Katy Pouliot. 

Beaucoup de route 

La majorité des compétitions auxquelles Marie-Maude prend part se font à l’extérieur de la région. Ce sont donc beaucoup de déplacements. Ses parents l’accompagnent aussi souvent que possible. Marie-Maude s’est d’ailleurs qualifiée pour faire partie de l’équipe de développement du Québec, ce qui engendre d’autres déplacements. 

«Juste pour l’équipe développement, c’est au moins trois sorties en dehors de la région en plus de toutes les compétitions auxquelles elle participe», a indiqué la mère de la patineuse. 

Heureusement, l’employeur de Katy est très compréhensif et lui permet d’avoir des congés lorsque Marie-Maude doit se déplacer en dehors de la région. 

Camps d’été 

Pour Marie-Maude, l’entraînement se fait à longueur d’année. Puisqu’aucune patinoire de l’Abitibi-Témiscamingue n’est en fonction pendant l’été, elle se déplace dans la région de Montréal pour s’exercer hors saison. 

«L’été dernier, elle s’est entraînée à Boucherville dans un centre élite, a raconté Katy Pouliot. Elle a donc passé le mois de juillet là-bas. Elle était hébergée dans une famille d’accueil.» 

Du patin et encore du patin 

Marie-Maude étudie à la Polyno. Elle est présentement en secondaire trois. «Le patinage, c’est pas mal toute ma vie, a-t-elle lancé. Je ne fais pas grand-chose d’autre que ça.» 

Elle avoue se priver un peu de certaines choses dont une adolescente normale peut jouir. «Je ne vois pas beaucoup mes amies en dehors de l’école», a indiqué l’adolescente. 

Sa semaine commence le lundi avec une heure de conditionnement après l’école. Marie-Maude rentre à la maison pour souper et retourne à un entraînement de patin en soirée. Elle chausse à nouveau ses patins le mardi matin avant l’école et en soirée, elle enseigne le patin aux plus jeunes. Le mercredi, elle se rend à Palmarolle pour une pratique. Le jeudi matin elle retourne sur la glace avant ses cours pour enseigner de nouveau aux plus jeunes dans la soirée. Ses vendredis lui appartiennent, alors elle prend congé. Le samedi, elle s’entraîne et enseigne de nouveau. Enfin, le dimanche, c’est congé. 

«Tout ça, c’est à part de mes heures d’école, a expliqué Marie-Maude Pomerleau. Dans mes heures de cours, j’ai quatre périodes de patin et deux de conditionnement.» Ces périodes remplacent ses cours d’éducation physique. Et ses périodes de conditionnement se font au détriment des cours de musique. 

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