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04 octobre 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Hommage aux femmes autochtones

Une vigile à Kinawit pour les dénonciatrices

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©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Une œuvre en l’honneur des femmes autochtones a été dévoilée au site culturel Kinawit le 4 octobre.

Une cérémonie empreinte d’espoir et forte en émotions s’est tenue à Val-d’Or, le 4 octobre, en l’honneur des 12 femmes autochtones dénonciatrices de cas d’abus par des policiers de la Sûreté du Québec, dénonciations qui ont mené à la Commission Viens et au rapport qui a suivi.

Pour ces femmes, ce fut tout un moment à vivre au site culturel Kinawit en étant entourées de leurs proches, mais aussi des chefs de différentes communautés autochtones et allochtones. 

«C’est un grand moment pour elles, mais avant de parler de réconciliation, il doit y avoir un processus de guérison, estime Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Il y a une reconnaissance de ce qui s’est passé et je pense que c’est ce qui était important pour elles, de sentir qu’on les a crues.» 

Lors de cette cérémonie, plusieurs chefs de nations algonquines ont livré des témoignages pour saluer le courage de ces femmes qui ont témoigné, mais aussi pour rappeler qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. 

«Les démarches qu’elles ont faites, ça n’a pas été juste pour elles, mais aussi pour leurs filles et leurs petites-filles, indique Mme Cloutier. Ça leur a demandé beaucoup de courage de faire ça.» 

Une œuvre commémorative, créée par l’artiste Chantale Simard, a d’ailleurs été érigée au centre du site culturel. 

Femmes autochtones

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les femmes autochtones porteront toujours en elles les souvenirs des actes qu’elles ont dénoncés en 2015.

Des excuses 

Il y a quelques jours, le premier ministre du Québec, François Legault, exprimait ses excuses à l’endroit des peuples autochtones au nom de l’État québécois. Mais est-ce suffisant? 

«Pour elles, ça signifie quelque chose, signale Édith Cloutier. Ça leur donne un sentiment de pouvoir de savoir que leurs histoires ont eu une portée sur tout le Québec. Ça leur a fait du bien.» 

Toutefois, ce ne sont pas les excuses du premier ministre que l’on attendait avec impatience… «C’est une chose de s’excuser pour des préjudices aux peuples autochtones par rapport à des pratiques dans les services publics, mais c’en est une autre de s’excuser pour des agressions et des abus causés par l’autorité policière», affirme la directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. 

«C’est l’institution policière qui doit s’excuser, à l’instar de la Gendarmerie royale du Canada et de la police de Winnipeg. Oui, les femmes accueillent les excuses de l’État, mais elles attendent encore celles de la part de l’autorité policière du Québec», conclut Édith Cloutier. 

Commentaires

5 octobre 2019

Francine

Lorsque l’on visionne le documentaire qui est actuellement disponible sur illico et que tu recules jusqu’en 1990, la disparition de la petite « Sandra », les fausses accusations des enquêteurs et toute la hiérarchie à la police qui se permettent de détruire des vies et eux ils s’en sortent? Les abus des femmes autochtones ont fait face à la même stratégie d’enquête que dans le dossier de la petite Sandra les conclusions sont faciles à faire. Donc les EXCUSES on en a que faire AGISSEZ car il n’y a pas de justice ni pour les femmes ni pour ces deux jeunes hommes emprisonnés à cause de 2 individus qui doivent faire face à la JUSTICE si justice il y a.

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