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07 octobre 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La mine Rocmec-1 d’Arntfield reprendra du service

Nippon Dragon vise un horizon de 20 mois pour réhabiliter les installations

Nippon_Dragons_Rocmec

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Au début de 2009, Nippon Dragon (qui s’appelait alors Corporation minière Rocmec) était prête à passer à la phase de la production commerciale à la mine Rocmec-1. Frappée de plein fouet par la crise, la société a cependant vu ses appuis financiers se tarir, mettant du même coup le projet sur la glace.

Après avoir annoncé à quelques reprises la relance du projet Rocmec-1 au nord-ouest d’Arntfield, il semblerait bien que cette fois soit la bonne pour son promoteur, Nippon Dragon, qui se donne un horizon d’un peu moins de deux ans pour réhabiliter la mine.

Le 7 octobre, la société junior basée à Brossard a annoncé qu’elle allait reprendre les travaux de développement de sa propriété aurifère située sur les rives du lac Labyrinthe, le long de la frontière entre l’Abitibi et l’Ontario. Une mise à jour du plan de restauration a d’ailleurs été déposée en ce sens au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles afin de refléter les travaux effectués sur le site au cours de l’été.

Vitrine technologique

Le plus récent calcul de ressources pour Rocmec-1 conforme aux normes en vigueur, daté de 2010, faisait état de 119 500 onces d’or mesurées et indiquées ainsi que de 359 600 onces d’or présumées.

Les objectifs visés par Nippon Dragon sont le développement de deux veines, nommées McDowell et Talus. Pour ce faire, elle procédera à la réouverture du portail et au dénoyage des galeries. La première phase de développement souterrain se concentrera à 45 mètres sous la surface, tandis que la phase suivante ciblera une profondeur de 90 mètres. Tous ces travaux devraient s’échelonner sur environ 20 mois.

L’extraction du minerai s’effectuera à l’aide des Dragons, des machines qui, au lieu de recourir aux traditionnels explosifs, font appel à une chaleur intense pour faire éclater la roche. Nippon Dragon entend d’ailleurs utiliser la mine Rocmec-1 comme vitrine pour cette technologie brevetée afin que ses clients potentiels voient son fonctionnement dans une mine en opération.

Une longue attente

Nippon Dragon s’attend à pouvoir redémarrer rapidement les activités à Rocmec-1. Il faut dire que lorsque la crise financière l’a frappée de plein fouet, en 2009, et qu’elle a été contrainte d’interrompre les travaux qu’elle y pilotait depuis 2006, à peu près tout était prêt: l’électricité, 1700 mètres de galeries, une rampe de 844 mètres donnant accès à cinq niveaux et les infrastructures de surface.

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