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09 octobre 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Pikogan partage son garde-manger naturel

Mitcimi8ac nourrit et transmet les valeurs traditionnelles

Épaulées par deux aînés lors de notre passage, des intervenantes du service de première ligne de Pikogan s’affairaient à débiter la viande d’un orignal.

AUTOCHTONES. Les intervenantes du service de première ligne du Centre de santé de Pikogan ont mis sur pied le projet Mitcimi8ac. En plus de fournir une aide alimentaire aux personnes dans le besoin, il offre l’occasion de transmettre des valeurs traditionnelles anishnabe.

«On avait toutes un peu cette idée-là, sous une forme ou une autre, et moi je l’avais depuis que je travaille au service de première ligne. On avait des gens qui venaient nous demander de l’aide parce qu’ils n’avaient plus de nourriture à la maison et on les envoyait à l’Accueil d’Amos ou à la Maison de la famille. Mais moi, ça me gênait, parce que je me disais qu’on serait capable d’aller chercher du gibier dans notre garde-manger naturel pour nourrir les familles dans le besoin», raconte Isabelle Mapachee.

À force d’en parler entre elles, les intervenantes ont fini par élaborer le projet Mitcimi8ac, qui signifie justement garde-manger en anishnabe. Un réfrigérateur a été fourni par les Travaux publics. Le Centre de santé a aidé financièrement pour l’achat du matériel pour transformer et conserver la viande. Le projet a été bien reçu par la communauté lors de l’assemblée générale en septembre.

«Il y a des gens qui sont arrivés avec des épiceries complètes. Ça nous faisait chaud au cœur que le projet ait été entendu. On veut faire revivre la valeur du partage dans la communauté. Tu viens demander de l’aide, c’est sans jugement. Quand tu as faim, tu as faim. C’est un besoin essentiel auquel on a voulu répondre. Pas besoin d’être bénéficiaire de l’aide de dernier recours. Ça peut être un travailleur qui est dans une mauvaise passe financière. Il n’y a pas de critères précis. Le principal critère, c’est d’avoir besoin et on va y aller avec le gros bon sens», fait valoir Isabelle Mapachee.

Transmission des valeurs

Mais le projet Mitcimi8ac intègre aussi le concept de la transmission des valeurs anishnabe. L’une des avenues privilégiées est de donner aux gens dans le besoin un accès au garde-manger naturel que constitue la forêt avec son gibier. Il a donc fait appel à chasseur aguerri, qui a tué un orignal.

«C’est de cette façon-là qu’on apprend, pas dans les livres et des manuels, mais d’en être témoin, de le vivre, de le sentir» - Isabelle Mapachee

«Aujourd’hui, on a invité la communauté à venir le découper, à apprendre comment on le fait traditionnellement. Ce matin, les enfants de la garderie Mokaam sont passés ainsi que les élèves de 5e et de 6e année de l’école Migwan. On a deux grands-papas qui sont venus nous aider ce matin», souligne fièrement Isabelle Mapachee, qui souhaite faire revivre ces grandes fêtes de son enfance, quand un orignal était amené dans la communauté.

Et ce n’est là qu’un premier pas. «Aujourd’hui, c’est un orignal. Au printemps, on pourrait demander à des chasseurs d’outardes. On pourrait aussi le faire avec du poisson, du lièvre, etc. L’idée, c’est de transmettre ces traditions et de les vivre en communauté», dit-elle.

Commentaires

10 octobre 2019

marcel landry

IL FAUT LAVER ,ET DÉSINFECTER,,,POUR,,,REPRODUIRE..!!!!!!!!!!!!!

10 octobre 2019

ELISE TOURANGEAU

félicitation

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