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11 octobre 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Les Chambres de commerce de la région s’opposent au projet de loi 40

Encore de l’opposition face à la réforme de l’éducation de la CAQ

Stéphan Ferron

©Photo L'Éclat/Le Citoyen - Dominic Chamberland

Le président sortant de la Chambre de commerce de Val-d’Or (CCVD), Stéphan Ferron, est inquiet des répercussions que le projet de loi 40 pourrait créer dans la région.

Depuis quelques jours, plusieurs personnes ont fait entendre leur mécontentement ou leur appui face au projet de loi 40 du gouvernement provincial, qui vise à abolir les commissions scolaires. Dans la région, les différentes Chambres de commerce s’inquiètent particulièrement des nouveaux pouvoirs que s’accorde le ministre.

Plusieurs enjeux rattachés au projet de loi 40, qui prévoit transformer les commissions scolaires en centre de services, touchent les représentants des Chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue.

Tout d’abord, on craint une éventuelle perte de pouvoir local et régional que pourrait entrainer l’adoption du projet de loi 40 visant la modification de l’organisation et de la gouvernance scolaire.

«La centralisation des décisions entraine d’importantes répercussions sur le développement socioéconomique d’une région comme la nôtre, notamment en termes de lourdeur administrative, de désengagement et d’iniquité», estime Stéphan Ferron, président sortant de la Chambre de commerce de Val-d’Or (CCVD).

«Le développement d’une région est aussi le fruit des collaborations entre des individus ayant les capacités de faire des choix. Pour leurs organisations, en premier lieu, ça va de soi, mais aussi pour le bien du territoire qu’ils habitent. À l’heure où la gestion des organisations demande de plus en plus d’agilité, le changement proposé semble être à contre-courant et au détriment du développement territorial», ajoute Claude Balleux, président de la Chambre de commerce et Industries du Centre-Abitibi.

Dans toutes ces Chambres, on craint également que cette réforme ne nuise aux élèves.

«Pour le bien-être des élèves et de l’ensemble de la population témiscabitibienne, nous devons nous mettre à l’abri de l’ingérence du gouvernement dans l’administration, l’organisation ou le fonctionnement de ces centres de services», déclare Jean-Claude Loranger, président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda.

«Ne répétons pas le modèle du système de santé! Les élèves et les enseignants doivent être au centre du changement», ajoute M. Balleux.

Néanmoins, les représentants de ces organisations ne sont pas totalement contre pour autant la venue d’une nouvelle formule pour les commissions scolaires.

«Que le gouvernement souhaite revoir la structure actuelle dans une démarche d’efficience est légitime, mais nous demandons à conserver notre pouvoir décisionnel et notre autonomie locale», croit Stéphan Ferron.

«Les Commissions scolaires gagneraient à revisiter le modèle d’affaires afin d’inclure une présence des intervenants socioéconomiques pour assurer une meilleure adéquation de la formation professionnelle avec le marché du travail», conclut Jean-Claude Loranger.

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