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05 novembre 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Arsenic: le ministre délégué à la Santé n’exclut pas la fermeture de la Fonderie Horne

La Fonderie Horne ne perçoit pas la déclaration comme une menace

Dôme Fonderie Horne

©Fonderie Horne - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Plusieurs actions ont été entreprises par la Fonderie Horne pour réduire ses émissions polluantes, dont l’aménagement de dômes d’entreposage de concentrés pour diminuer les risques liés à l’érosion éolienne.

Face au problème des émissions d’arsenic dans l’air de Rouyn-Noranda, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, n’exclut pas la fermeture de la Fonderie Horne.

M. Carmant l’a fait savoir dans une entrevue accordée à Patrice Roy le 4 novembre, dans le cadre du Téléjournal 18h de Radio-Canada. Vers la fin de l’entretien, M. Roy a demandé au ministre: «Est-ce que vous seriez prêt, comme gouvernement, à dire, ultimement: c’est terminé, on ferme la fonderie?».

«Pour nous, c’est la santé de la population d’abord et avant tout, et il n’y a rien d’exclu» - Le ministre Lionel Carmant

Devant cette déclaration un peu surprenante, Patrice Roy a demandé à Lionel Carmant si ses collègues étaient d’accord, en particulier les ministres chargés des dossiers économiques.

«Il n’y a rien d’exclu, a réitéré le ministre. C’est clair que quand j’en ai discuté, c’est la santé de la population d’abord et avant tout. C’est pour ça que j’ai demandé que soit mis sur pied ce comité interministériel, où l’Économie, l’Habitation (Affaires municipales) et l’Environnement vont nous accompagner et, évidemment, le ministre responsable de la région, Pierre Dufour.»

Pas une menace

Interpellé sur la question, le directeur du développement durable à la Fonderie Horne, Pierre-Philippe Dupont, s’est voulu rassurant. «On ne voit pas ces propos comme une menace, a-t-il indiqué. La fermeture n’est vraiment pas une option. Si le gouvernement l’avait envisagée, il n’y aurait pas eu la création du comité interministériel sur l’arsenic.»

«On a tourné la page où les gens se relançaient la balle. Là, on sent plutôt une volonté de collaboration pour en arriver à des solutions valables pour tout le monde, aussi bien sur le plan de l’économie que de la santé publique» - Pierre-Philippe Dupont

Déjà des mesures en cours

M. Dupont a rappelé que deux mesures étaient déjà en cours sur le site de l’usine pour réduire les émissions d’arsenic. Parmi celles-ci figure la construction d’un entrepôt pour la manipulation des concentrés. Avant, cette opération s’effectuait à l’air libre, augmentant les risques de diffusion de particules par le vent. «Nous devrions avoir complété les travaux dans la troisième semaine de novembre. Ça devrait réduire de 4 à 5 % les émissions globales de l’usine», a précisé Pierre-Philippe Dupont.

L’autre mesure consiste à modifier les hottes de captation de poussières à la roue de coulée des anodes. «Nous avions déjà un système en place, mais nous avons constaté qu’il fonctionnait mal. Les correctifs devraient permettre une réduction supplémentaire de nos émissions de 10 à 30 %», a fait valoir M. Dupont.

Ces deux mesures s’ajoutent à celles qui étaient prévues dans le plan d’amélioration qui doit entrer en vigueur en 2021. «Je pense qu’avec les actions plus immédiates que nous inclurons dans le plan spécial que nous allons déposer le 15 décembre, nous serons en mesure de répondre aux attentes de la population», a signalé Pierre-Philippe Dupont.

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