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13 novembre 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

«C’est une étape, pas la destination»

Du pain sur la planche pour Chantiers Chibougamau

Nordic Kraft Legault Filion

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le premier ministre François Legault en compagnie de Michel Filion, chef de la direction de Chantiers Chibougamau, à leur arrivée à la conférence de presse.

Le chef de la direction de Chantiers Chibougamau Michel Filion l’a reconnu, il y a encore beaucoup de travail à faire avant de pouvoir célébrer la relance de l’usine Nordic Kraft à Lebel-sur-Quévillon. Mais il s’est montré très confiant d’y parvenir, et Québec l’a assuré de son appui.

«C’est une étape, pas la destination. Ce n’est pas encore le party, loin de là, on a encore plein d’ouvrage à faire jusqu’à la première tonne de pâte kraft», a-t-il notamment déclaré, dans son discours lors de l’annonce de la relance de l’ancienne usine de Domtar, le 8 novembre.

Certes, le projet est bien engagé et sur les rails. Le financement est bouclé. Les défis qui attendent maintenant l’entreprise familiale et la communauté de Lebel-sur-Quévillon sont au niveau du recrutement d’une centaine de travailleurs et la capacité de les accueillir dans la ville nordique d’environ 2000 habitants. Michel Filion a d’ailleurs lancé une invitation aux travailleurs de partout au Québec.

«Il manque encore bien du monde, je lance l’invitation aux gens de partout au Québec» - Michel Filion

Legault confiant

Le premier ministre François Legault a fait écho à ces deux points en mêlée de presse. D’abord, il a rappelé l’importance d’accueillir des immigrants qui connaissent les métiers pour lesquels il y a pénurie, soulignant les 30 Philippins recrutés à cet effet par Chantiers Chibougamau. «Il faudra aussi regarder dans les autres régions du Québec. On sait que c’est difficile dans le secteur du papier ces dernières années, alors il y a la possibilité d’aller chercher cette expertise. Il faut convaincre ces personnes de déménager à Lebel-sur-Quévillon. Mais je pense que c’est un beau problème, qu’on sera capable de trouver les 300 employés d’ici le printemps», a-t-il affirmé.

Toutefois, l’accueil de nouvelles familles à Lebel-sur-Quévillon poserait aussi problème. «Le député d’Ungava Denis Lamothe travaille avec Andrée Laforest, qui est ministre des Affaires municipales et de l’Habitation. On devrait être en mesure prochainement d’annoncer de l’aide pour le financement d’habitations. On parle de jobs payantes et d’attirer des gens. Il faut s’assurer qu’ils aient des maisons, du logement qui soit disponible. Je ne pense pas que ce soit un gros risque pour le gouvernement de financer de nouvelles maisons. L’activité économique ici ne va que s’améliorer, donc la valeur des maisons va augmenter. C’est un bon investissement», a assuré François Legault.

 

Fierté des travailleurs syndiqués

Le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné, s’est dit particulièrement fier de participer à la relance de l’usine de Lebel-sur-Quévillon avec les travailleurs membres de son syndicat, le 8 novembre. «Pour moi, cette usine n’aurait jamais dû fermer, mais aujourd’hui, je suis tellement content pour tous ces travailleurs-là que j’ai représentés depuis 1984. Les travailleurs sont super contents. On le voit dans leurs yeux qui brillent. J’ai vraiment hâte à la première tonne. Nous avons négocié une convention collective dans les conditions de travail de l’industrie. Les gens ici gagnent les mêmes salaires qu’à Saint-Félicien», a-t-il souligné.

 

Alain Poirier reconnaissant envers René Dubé

Lors de son allocution le 8 novembre, le maire Alain Poirier n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers son homologue de Matagami, René Dubé. Ce dernier avait défendu avec ardeur et émotion le dossier de Lebel-sur-Quévillon devant l’Administration régionale de la Baie-James, permettant de débloquer 575 000 $ en 2015 pour sauver le contrat de cogénération avec Hydro-Québec. «Nous ne pouvons laisser Quévillon dans cette situation. Si nous n’intervenons pas, la région sera grandement perdante», avait exprimé le maire Dubé à l’époque.

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