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03 décembre 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Des souliers au lourd passé

Une initiative de la maison Le Nid

Maison d'hébergement Le Nid

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

À Val-d’Or comme ailleurs au Québec, ce sont des centaines de femmes et d’enfants qui subissent des actes de violence.

Des souliers de femmes et d’enfants victimes de violence conjugale parsemaient une partie du sol du Centre d’exposition de Val-d’Or, les 29, 30 novembre et 1er décembre, dans le cadre de l’exposition éphémère choc Tous les souliers n'ont pas une histoire de Cendrillon. 

La vie n’est pas toujours un conte de fées. Les 115 paires de souliers de victimes de violence conjugale le représentaient bien, lors de cette exposition présentée par la maison d’hébergement Le Nid, dans le cadre des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes. «Lorsqu’une relation commence, c’est comme un conte de fées, mentionne Chantal Lalonde, représentante politique et communautaire pour l’organisme. Tout est beau, tout est parfait. Malheureusement, parfois, le prince charmant se transforme en monstre, et là, le rêve tourne au cauchemar.»  

Au sol, des sandales, des espadrilles ou encore des talons hauts s’empilaient dans tous les sens. «C’est voulu qu’ils soient placés tout croche, car c’est ça la réalité de la violence conjugale, ce n’est pas beau, indique Lee Faubert, intervenante pour Le Nid. Beaucoup de femmes et d’enfants en souffrent.» 

«Bien sûr, des victimes de violence conjugale, il y en a encore plus que ce que l’on voit dans cette exposition, car ce ne sont pas toutes les victimes qui viennent chercher de l’aide pour diverses raisons», ajoute Chantal Lalonde. 

Maison d'hébergement Le Nid

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Chantal Lalonde et Lee Faubert, de la maison d’hébergement Le Nid.

Des témoignages 

En plus de ces souliers, plusieurs femmes et enfants ont écrit des témoignages sous le couvert de l’anonymat. «Nous avons retranscrit exactement ce qu’elles nous ont dit, ce qu’elles ont vécu, souligne Mme Lalonde. Dans leurs propres mots, ces femmes témoignent de leur vécu en violence conjugale, des sentiments qu’elles ont ressentis et des démarches qu’elles ont faites pour reprendre du pouvoir sur leur vie. On espère que ça va faire un bon travail de sensibilisation auprès du public.» 

De plus, contrairement à la croyance populaire, selon Chantal Lalonde, il y a autant de cas chez les allochtones que chez les autochtones. «C’est 50% allochtone et 50% autochtone, assure Mme Lalonde. Je crois que les gens pensent trop qu’il n’y a que les femmes autochtones qui vivent de la violence conjugale et que ça n’existe pas chez les blancs. C’est un fléau qui touche toutes les ethnies et toutes les classes sociales.» 

Maison d'hébergement Le Nid

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

L’exposition présentait plusieurs témoignages de femmes victimes de violence conjugale.

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