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Justice

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06 décembre 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Une cavale criminelle partie de Toronto prend fin à La Sarre

Chaim James Katz a commis une série de vols tout au long de sa route

Palais de justice La Sarre PDJ La Sarre

©Photo Le Citoyen – Marc-André Gemme

Un résident de Timmins, Chaim James Katz, s’est livré à une véritable cavale criminelle sur la route reliant Toronto à l’Abitibi avant d’être arrêté à La Sarre.

Un résident de Timmins, Chaim James Katz, a dû faire face à la justice après une cavale criminelle digne d’un film qui devait le mener de Toronto jusqu’au Nord de l’Ontario, mais qui a brusquement pris fin à La Sarre.

Le procès de Katz s’est déroulé le 20 novembre au Palais de justice de La Sarre devant le juge Thierry Roland Potvin. Comme les échanges ont eu lieu en anglais, les citations de ce compte-rendu sont donc des traductions libres. 

Représenté par Me André Levasseur, Katz qui était déjà en détention préventive à la prison d’Amos, semblait pressé de régler l’issue de son procès. Il a plaidé coupable à plusieurs des chefs d’accusation déposés contre lui. L’accusé semblait d’ailleurs habitué à ce genre de théâtre, alors que son dossier comprend plus d’une trentaine d’antécédents. 

Une cavale criminelle 

Les faits reconnus par l’accusé ont été résumés par la procureure de la Couronne, Me Annie Sills-Massicotte. Tout a débuté le 16 avril 2019 à Toronto, lorsque Katz s’est emparé d’une Subaru Outback qui avait été laissée sans surveillance avec le moteur en marche. 

Le même jour, les propriétaires d’un gym de Vaughn, au nord de Toronto, rapportent à la police le vol d’une sacoche dans leurs locaux. Sur la vidéo, on pouvait voir Katz quitter l’endroit en possession de ladite sacoche. 

Une heure plus tard, il est capté par une autre caméra de sécurité dans un autre gym de la région de Toronto. «On le voit entrer dans le vestiaire et ressortir quelques minutes plus tard, a indiqué Me Sills-Massicotte. Il aurait volé, entre autres, des lunettes soleil, un manteau et le portefeuille d’un membre du gym.» 

Plus tard encore, des caméras identifient Katz dans une pharmacie, où il utilise la technologie de paiement avec contact pour acheter des cartes de crédit prépayées avec celles qu’il a volées. 

Dans la matinée du lendemain, le 17 avril, l’accusé se retrouve à Val-d’Or, où il fait l’acquisition d’un pistolet à plombs dans une succursale Canadian Tire. Puis, il se dirige à La Sarre, où il loue une chambre au Motel Le Bivouac à l’aide des cartes de crédit prépayées qu’il s’est procurées illégalement. Katz se rend ensuite au Gym Oxygène Plus, où il dérobe le portefeuille d’un client. 

Quelques minutes après avoir été capté par les caméras de sécurité, l’accusé traverse la rue et se rend à la pharmacie Jean-Coutu, où il achète de nouveau des cartes de crédit prépayées à l’aide des cartes de sa nouvelle victime. 

Le point final 

Mis au courant des vols, les policiers de La Sarre regardent les vidéos de surveillance et se rendent au Bivouac. La réceptionniste confirme que Katz est un client et qu’il a réglé la note avec des cartes de crédit prépayées. «Les policiers ont alors constaté que la Subaru Outback stationnée au motel avait été reportée volée à Toronto la veille», a précisé Me Annie Sills-Massicotte. 

Les policiers ont obtenu un mandat de perquisition et procédé à l’arrestation de Katz. Dans la chambre, ils ont trouvé l’arme achetée au Canadian Tire. Les reçus de toutes ses transactions ont été retrouvés dans la voiture volée. 

Délai dans la sentence 

Avant de rendre sa sentence, le juge Thierry Roland Potvin a voulu lire le rapport présentenciel préparé à l’égard de Katz. Or, celui-ci n’avait été remis à l’accusé que le matin même. De plus, comme il avait été rédigé seulement en français, le document n’a pas pu être lu par l’accusé. Ce dernier était bien prêt à faire abstraction de cette étape puisqu’il avait reconnu la majorité des faits présentés par la Couronne, mais le juge a absolument tenu à ce que Katz prenne bien connaissance de ce rapport. 

«Si cette cause se rendait en appel, ma décision serait immédiatement renversée si le juge d’appel apprenait que l’accusé n’avait pas eu l’opportunité de lire le rapport présentenciel», a expliqué le juge Potvin. 

La décision a donc été reportée au 9 décembre, au Palais de justice d’Amos. 

 

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