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17 janvier 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Quatre conseillers démissionnent à Saint-Marc

Ils déplorent un climat malsain avec le maire

Conseillers démission St-Marc

©gracieuseté

Les conseillers démissionnaires Pierre Barrette, Réal Nolet, Thérèse Lemay et Mario Deschatelets.

Quatre membres du conseil municipal de Saint-Marc-de-Figuery ont démissionné le 13 janvier dernier, évoquant des relations difficiles avec le maire Daniel Rose, qui y voit plutôt une divergence d’opinions.

 

Un premier conseiller, Pierre Barrette (élu en 2017), a remis sa démission avant le début de la séance ordinaire du 13 janvier. Dans un élan de solidarité, ses collègues Mario Deschatelets (en poste depuis 2013), Thérèse Lemay et Réal Nolet (conseillers depuis plus de 10 ans) lui ont emboîté le pas. Ils évoquent «un climat malsain causé par des échanges répétitifs et très négatifs de la part de notre maire face à certains employés, conseillers et bénévoles».

La goutte qui a fait déborder le vase serait survenue lors de la séance extraordinaire pour l’adoption du budget, en décembre. «Le maire a écrit une lettre à Pierre qu’il a lue devant tout le monde à la fin de la séance. Il disait ce qu’il aimait et n’aimait pas de lui. C’était déplacé et nous n’étions pas d’accord avec le contenu de la lettre. On s’est levé à ce moment», raconte Mario Deschatelets.

Plus de plaisir

Pierre Barrette, qui ne souhaite pas commenter l’affaire, aurait par la suite fait part aux autres conseillers de son intention de démissionner. «On a essayé de le convaincre de rester, parce que c’est un excellent conseiller et on voulait continuer de travailler avec lui, mais on n’a pas réussi. Le maire ressent le besoin de tout contrôler, de tout savoir. On a investi dans des formations, mais rien n’a changé. Il sème la zizanie dans les comités. On devait constamment gérer des chicanes, fait valoir Mario Deschatelets.

«On n’avait plus de plaisir à faire notre job de conseiller, poursuit-il. Le lien de confiance était brisé. On n’a plus l’intérêt de travailler conjointement et solidairement avec lui. Mais on a toujours du plaisir à travailler avec les gens et les comités de Saint-Marc. On va continuer de s’impliquer bénévolement. Nous aimons notre municipalité et son dynamisme. C’est dommage, parce que le maire est une personne créative, qui a de très bonnes idées. On sait qu’il veut le bien de la municipalité, mais il ne s’y prend de la bonne façon. Il outrepasse son mandat de maire», déplore Mario Deschatelets, qui se joint aux autres démissionnaires pour remercier les bénévoles des différents comités et les employés municipaux pour leur dévouement.

«Il semble vouloir diriger une municipalité comme si c’était une entreprise. Il n’a aucune confiance envers les employés. La question des heures supplémentaires a fait en sorte que nous avions atteint le fond du baril. Nous avons réalisé qu’il n’y avait plus rien à faire pour poursuivre notre rôle auprès de notre belle municipalité», renchérit pour sa part Réal Nolet.

«Je trouve ça très dommage que ça en vienne là, mais je respecte leurs décisions» - Daniel Rose

Daniel Rose maire St-Marc

©gracieuseté - Jenny-Lee Larivière

Le maire Daniel Rose

Une lecture différente

Le maire Daniel Rose fait une lecture différente de la situation. «Sans aucunement remettre en cause l’intégrité et l’honnêteté des personnes concernées, le maire a quand même un droit légal de surveillance, d’enquête et de contrôle sur le fonctionnement des services municipaux ainsi que de s’assurer que les revenus soient perçus et dépensés selon la loi», précise-t-il d’entrée de jeu dans une déclaration écrite qu’il nous a fait parvenir.

Ensuite, il évoque un litige sur une question au conseil qui a engendré une divergence d’opinions. «Selon moi, en tant que maire, ce litige demandait quelques vérifications, discussions et réflexions, ainsi que du temps et une mise à l’ordre avant que le conseil puisse prendre une décision réfléchie», affirme-t-il. À son avis, cette vision n’aurait pas plu au premier conseiller qui a démissionné, alors que les trois autres l’ont suivi par solidarité.

Une administration provisoire

Avec ces quatre démissions, le conseil municipal de Saint-Marc-de-Figuery ne peut plus siéger légalement. Avec seulement deux conseillères, Ghislaine Cossette et Diane Laverdière, en plus du maire Daniel Rose, le conseil n’a plus quorum. Informée de la situation, la Commission municipale du Québec a pris le relais du conseil le mardi 14 janvier et assumera l’administration provisoire de la municipalité jusqu’à la tenue d’élections partielles dans les prochains mois. «La Commission municipale nous accompagnera tout au long du processus nécessaire pour reformer un nouveau conseil. Nous sommes entre bonnes mains», assure M. Rose.

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