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12 février 2020

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Le vapotage en classe dans la mire de la Polyno

L’école fait face à quelques élèves récalcitrants

vapotage école classe

©Photo Depositphotos/steveheap

Le vapotage en classe demeure pour le moment une tendance marginale, mais tout de même inquiétante pour les directions de Polyno et de la CSLA.

Bien que le problème du vapotage en classe ne soit pas très répandu, il est assez important pour que la direction de la Cité étudiante Polyno de La Sarre agisse et mette en place une stratégie d’intervention.

Depuis la rentrée scolaire, la direction de la Polyno de La Sarre travaille fort sur la prévention et les interventions au niveau des infractions commises par les élèves. 

En date du 28 janvier 2020, 30 événements avaient été répertoriés. De ce nombre, 22 concernent l’utilisation d’une vapoteuse dans l’enceinte de l’école, voire en classe. 

«Le pire, sans ignorer les autres cas, c’est le vapotage, a indiqué la directrice de la Polyno, Linda Gauthier, lors du conseil des commissaires de janvier. Nous ne sommes pas dupes: on sait très bien que les élèves cachent des vapoteuses dans leurs manches pour fumer pendant les cours.» 

La direction a déjà mis en place des stratégies pour prendre les vapoteurs en flagrant délit. 

Facile à camoufler 

Les vapoteuses modernes se déclinent sous plusieurs formats. Bien qu’on retrouve souvent des modèles assez imposants, qui dégagent beaucoup de fumée et d’odeurs, d’autres sont tout l’inverse. «Certains modèles sont très petits, ne dégagent pas d’odeurs ou de fumée; c’est vraiment subtil», a mentionné Mme Gauthier. 

Pour se les procurer, les jeunes vont acheter des cartes de crédit prépayées, qu’ils utilisent ensuite pour se procurer leurs vapoteuses sur Internet. Les jeunes fournissent l’adresse d’un proche ou d’un ami pour la livraison. Certaines des machines confisquées par la direction valent des centaines de dollars. 

Un engouement en hausse 

Anciennement, des élèves pouvaient aller fumer derrière un cabanon, mais la venue d’appareils électroniques de vapotage amène de nouveaux problèmes pour les directions d’école. 

«On se retrouve avec un petit nombre d’élèves qui sont toujours les mêmes et qui essaient de contrer les règles de vie de l’école puisqu’ils savent que ce n’est pas permis, a expliqué la directrice générale de la Commission scolaire du Lac-Abitibi, Isabelle Godbout. C’est un genre de défi qu’ils se lancent pour défier l’autorité des professeurs.» 

Il est justement difficile pour les enseignants de repérer les contrevenants puisque l’appareil lui-même est difficile à détecter, qu’il n’émet pas d’odeur ni d’effet visuel comme de la fumée. 

Pour le moment, les enseignants sont capables d’identifier les comportements louches par la réaction des autres élèves qui s’énervent autour du coupable ou les dénonciations anonymes. 

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