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18 février 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Des mines plus vertes pour Agnico Eagle au Nunavut

Un projet de 1,6 milliard $ pourrait réduire sa consommation de diesel pour produire de l’électricité

Agnico_Eagle_Meliadine

©Agnico Eagle

La mine Meliadine fait partie des trois sites d’Agnico Eagle au Nunavut qui pourraient tirer avantage du projet Kivalliq Hydro-Fibre Link.

Les trois sites miniers qu’Agnico Eagle opère au Nunavut et où travaillent plusieurs Abitibiens pourraient bénéficier avantageusement d’un projet évalué à 1,6 milliard $ qui consiste à amener l’électricité à cinq communautés inuites de la rive ouest de la baie d’Hudson.

Au début de février, la Banque d’infrastructure du Canada, une société d’État fédérale qui joue un rôle semblable à celui d’Investissement Québec au niveau provincial, a annoncé la signature d’un protocole d’entente pour évaluer le projet Kivalliq Hydro-Fibre Link. Sur la table depuis plusieurs années déjà, celui-ci consiste à construire une ligne à haute tension de 150 mégawatts, sur une distance de 1200 kilomètres, entre la petite municipalité de Gillam, dans le nord du Manitoba, et les communautés inuites de Baker Lake, Rankin Inlet, Arviat, Chesterfield Inlet et Whale Cove, au Nunavut.

Le projet, dont les coûts sont évalués à 1,6 milliard $, permettrait d’alimenter cette partie du Nunavut en hydroélectricité, mais aussi d’y apporter une couverture internet à large bande. Le projet prévoit ainsi que la vitesse de téléchargement serait multipliée par un facteur de 3000.

Avantages économiques et environnementaux

Là où le Kivalliq Hydro-Fibre Link devient particulièrement intéressant pour Agnico Eagle, c’est que ses mines Meliadine et Amaruq ainsi que le complexe Meadowbank, qui sont situés près de Rankin Inlet et Baker Lake, seraient, eux aussi, branchés au double réseau électrique/internet.

Dans une entrevue accordée à Reuters, le PDG d’Agnico Eagle, Sean Boyd, a déclaré que, s’il se concrétise, ce projet d’envergure pourrait se traduire par un véritable boom minier dans cette région riche en dépôts minéraux, mais qui souffre d’un grave manque d’infrastructures en raison de son isolement.

La société minière pourrait aussi réaliser d’importantes économies et donner un sérieux coup de pouce à l’environnement. En ce moment, toute l’électricité de Meliadine, Amaruq et Meadowbank est en effet fournie par des génératrices au diesel, lesquels consomment 80 millions de litres de carburant par année. Quant aux cinq communautés inuites, leur consommation annuelle de diesel pour produire de l’électricité équivaut à 55 millions de litres.

Objectif 2026

Plusieurs partenaires sont impliqués dans ce projet. Outre la Banque d’infrastructure du Canada, qui jouera un rôle de conseiller, on y retrouve la Kivalliq Inuit Association, les sociétés Sakku Investments Corporation et Anbaric Development Partners ainsi que le Fonds de pension des enseignants de l’Ontario. Si le projet est accepté, la région pourrait être branchée en 2026.

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