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19 février 2020

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

L’ébénisterie pour sortir de l’isolement

Depuis plusieurs années, le Club d’ébénisterie de Rouyn-Noranda aide les retraités à socialiser

Club d'ébénisterie de Rouyn-Noranda

©Photo Le Citoyen – Patrick Rodrigue

Chaque semaine, une vingtaine de retraités et de semi-retraités se réunissent au Club d’ébénisterie de Rouyn-Noranda.

L’isolement et le manque de contact humain sont des problèmes récurrents pour de nombreux aînés. Depuis près de 10 ans, le Club d’ébénisterie de Rouyn-Noranda vise à briser cet isolement et à créer des contacts humains à travers la passion du bois.

Fondé avec l’aide d’un programme du gouvernement fédéral intitulé «Nouveaux horizons», le Club d’ébénisterie de Rouyn-Noranda a vu le jour en 2011. L’initiative est venue d’un résident passionné par le travail du bois, Yvon Duclos. «Le programme vise à subventionner des activités qui aident les aînés à sortir de leur isolement et à socialiser», a-t-il indiqué. 

Club d'ébénisterie de Rouyn-Noranda

©Photo Le Citoyen – Patrick Rodrigue

Bien plus que le simple travail du bois, le Club d’ébénisterie de Rouyn-Noranda permet aux aînés de sortir de l’isolement et de socialiser.

À cette époque, M. Duclos suivait des cours d’ébénisterie et enseignait lui-même la matière à l’Université du libre savoir de Rouyn-Noranda. «Quand quelqu’un m’a parlé du programme ʺNouveaux horizonsʺ, j’ai eu l’idée de partir un club d’ébénisterie pour partager ma passion avec d’autres, a-t-il fait comprendre. Quand on a obtenu la subvention, on a utilisé l’argent pour faire l’achat d’outils.» 

Yvon Duclos a trouvé un local à Lac-Dufault qu’il loue depuis plusieurs années. Pour couvrir les dépenses liées à ce local, les membres doivent payer des frais annuels de 350 $. Lorsque ce tarif est acquitté, les membres ont accès au local à leur guise. 

Club d'ébénisterie de Rouyn-Noranda

©Photo Le Citoyen – Patrick Rodrigue

Yvon Duclos donne de la formation aux membres qui le souhaitent, mais plusieurs maîtrisent assez bien leur art pour travailler seuls.

Supervisés ou non 

Une fois membres du Club, les gens peuvent participer à deux types d’activités. «Il y a des membres à qui je donne des cours ou pour qui je supervise des projets, a expliqué M. Duclos. Les autres membres sont assez autonomes pour travailler seuls. Ils se regroupent donc en petits groupes de quatre ou cinq personnes pour avancer leurs projets personnels.» 

Les projets ne sont pas suggérés. Ce sont les membres qui décident eux-mêmes de ce qu’ils veulent faire et qui procurent leurs propres matériaux. 

D’abord et avant tout une vocation sociale 

Bien que le travail du bois figure au cœur de l’initiative, la véritable raison d’être du Club est la socialisation des membres. «L’aspect social est très important, a souligné Yvon Duclos. Certaines personnes viennent deux ou trois jours par semaine pour travailler et voir d’autres gens.» 

À l’heure actuelle le Club d’ébénisterie de Rouyn-Noranda compte une vingtaine de membres retraités ou semi-retraités. Leur âge varie de 52 à 85 ans. Plusieurs membres sont là depuis la fondation du club. 

Club d'ébénisterie de Rouyn-Noranda

©Photo Le Citoyen – Patrick Rodrigue

L’âge des membres varie de 52 à 85 ans.

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