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01 mai 2020

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Se virer de bord et s’ajuster pour rester à flots

Quand commandes en ligne, livraison et «take out» deviennent une question de survie

Entrepreneurs VD

©Photos - Archives/Jarmila Guivarch/Gracieuseté

Annie Gauthier, Isabelle Boutin et Olga Coronado.

Plusieurs entrepreneurs de la région ont dû se virer de bord rapidement et s’ajuster à une situation jamais vue pour garder la tête hors de l’eau en ces durs temps de crise sanitaire et économique. On vous parle ici de trois exemples à Val-d’Or, ceux d’Olga Coronado (Choco-Mango), d’Isabelle Boutin (Balthazar Café) et d’Annie Gauthier (Rôtisserie St-Hubert).

LA CHOCOMOBILE !

Chez Choco-Mango, bien que l’établissement lui-même soit fermé, on est parvenus à garder quatre employés sur huit en fonction, question de préparer les nombreuses commandes par téléphone et en ligne. «Nous recevons environ 50 commandes par jour; c’est un beau problème, mais toute une logistique pour nous! Pour organiser la livraison, nous avons découpé Val-d’Or en quatre secteurs», mentionne Olga Coronado, propriétaire de l’entreprise spécialisée en chocolats.

La livraison a pris une telle importance pour le petit commerce que son véhicule est maintenant surnommé la Chocomobile! «Heureusement que j’ai l’aide de ma famille et d’amis pour la livraison, signale Mme Coronado. Beaucoup de clients nous sont restés fidèles, ce qui a beaucoup fait augmenter le nombre de commandes en ligne, qui ne marchaient pas tellement bien avant la crise. Et nous avons eu la chance que deux personnes de Val-d’Or aient pu améliorer notre site web.»

Après avoir livré quelque 150 cocos de Pâques à l’occasion de cette grande fête, Olga Coronado et son équipe se préparent pour la Fête des Mères, qui promet aussi d’être assez occupée pour l’entreprise. «Pâques a été vraiment bon, on a même manqué de produits!, relate-t-elle. La Fête des Mères sera une bonne période et comme les gens ne peuvent pas se réunir, nous allons nous ajuster en réduisant la taille des gâteaux à 5 pouces», indique la chocolatière.

HORS DE QUESTION DE TOUT FERMER

Chez Balthazar Café, les petits dîners pour emporter et les réservations de pains, sans oublier les ventes de café, lui permettent de survivre. Mais il ne faudrait pas que cette situation perdure, surtout que seule la succursale du centre-ville demeure en opération, celles du Carrefour du Nord-Ouest et de l’aéroport étant fermées à 100%.

«Il reste au moins le ‘’take out’’, mais ça ne couvre pas tout. Au lieu d’avoir 200 clients (dans une journée), nous en avons 70, signale la propriétaire Isabelle Boutin. Heureusement que l’on a pu repousser le paiement des loyers et de certains frais fixes. On peut s’en sortir pour deux ou trois mois, mais il ne faudrait pas que ça dure six mois. Par contre, on a espoir qu’avec la réouverture de certains commerces, ça va nous amener des travailleurs comme clientèle», ajoute la restauratrice, qui a ajusté son offre avec, entre autres choses, des sacs ‘’5 à 7’’ préparés à l’avance.

Au moment d’écrire ces lignes, Mme Boutin ne pouvait garder que deux de ses 30 employés en service, soit un boulanger et une cuisinière. «Ça nous fait de grosses journées de travail, mais il faut tenir ça aller malgré tout. Il n’a jamais été question de tout arrêter, fait-elle savoir. Les gens nous appellent beaucoup et consultent notre Facebook en grand nombre au quotidien. On y va donc à fond avec le ‘’take out’’, qui marche très bien et qui fait en sorte que les gens ne nous oublient pas.»

PASSER DE 9 À 16 LIVREURS !

Au restaurant St-Hubert, le service de livraison est plus sollicité que jamais, au point qu’il se rend maintenant jusqu’à Malartic à raison de trois voyages par jour, alors que le nombre de commandes via l’application mobile a littéralement explosé. «Avant la crise, nous avions neuf livreurs en service pour les grosses soirées; maintenant, on en a 16!, souligne Annie Gauthier, copropriétaire de la franchise de Val-d’Or.

«Présentement, 70% de nos commandes arrivent par l’application  mobile, tandis que c’était seulement 15% avant la crise. Notre nombre de stationnements pour les commandes prépayées a d’ailleurs dû passer de un, qui n’était presque jamais occupé, à cinq, enchaîne-t-elle. Sur nos 160 employés, on en avait gardé 42 au début de la crise, alors que nous en avons maintenant 68. Tout ça est surprenant et ça me fascine de voir comment notre équipe a la capacité de se virer de bord et de s’adapter à mesure que la situation évolue. C’est là qu’on prend réellement conscience de l’expertise que nous avons. Mais ça reste un défi incroyable.»

Cette nouvelle réalité a notamment forcé la direction du St-Hubert de Val-d’Or à transformer l’utilisation de sa salle à manger récemment rénovée, qui ne peut pas accueillir de clients depuis un bout de temps déjà. «C’est devenu l’entrée des livreurs et un ‘’stock room’’, indique Mme Gauthier. Et même si les commandes vont bien, le fait reste qu’un restaurant de 300 places assises vide, ça fait mal, considérant qu’un client en restaurant représente en moyenne 30 $ de ventes. Mais on a la chance de pouvoir se garder à flots. Cette crise aura fait en sorte de nous rendre encore meilleurs», affirme-t-elle.

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