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On est toujours là!

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15 mai 2020

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

«C’est quelque chose… c’est même un peu fou!»

Les commandes de masques affluent chez Fourrures Grenier

Fourrures Grenier masques

©Photo: Gracieuseté

L’entreprise Fourrures Grenier est très sollicitée pour la production de masques en cette période de lutte à la pandémie de Coronavirus.

Chez Fourrures Grenier, on n’aura vraiment pas eu le temps de se tourner les pouces durant le confinement. Oh que non!

En fait, l’entreprise familiale de Barraute et Val-d’Or ne sait plus où donner de la tête tellement la demande est forte pour confectionner des masques de protection contre le Coronavirus. «C’est quelque chose… c’est même un peu fou!, s’exclame Jeanne Grenier, présidente et copropriétaire de Fourrures Grenier, avant d’ajouter du même souffle que c’est devenu plus fou encore après que le premier ministre Legault ait suggéré fortement aux Québécois de porter un masque.

«Plusieurs entreprises nous passent des commandes, il y a plus de demande que d’offre, notre magasin à Val-d’Or en a manqué, et oui, ça devient un peu stressant. Notre personne à l’expédition va revenir au travail car je ne peux plus suffire à la tâche, signale Mme Grenier. Avec notre équipe (huit employés et quelques couturières qui travaillent à la maison), on arrive à produire 100 masques par jour. Ça accapare beaucoup de temps et ça demande beaucoup de coordination. On parle d’une production plus artisanale qu’autre chose.»

Une aventure

Mais quand même, 100 masques par jour, des masques stylisés, lavables et réutilisables soit dit en passant, ce n’est pas rien. Cette aventure a commencé au début du mois d’avril, alors que Fourrures Grenier était fermé à cause du confinement obligatoire, quand la minière Agnico Eagle, un client habituel, lui a demandé 3000 masques pour ses employés au Nunavut. Oh boy!

«On s’est demandé comment on pouvait faire ça, avant de dire : OK, on va s’essayer, on va donner un coup!, raconte Jeanne Grenier. En temps normal, il faudrait trois mois pour une telle production, avec les essais et tout, mais là, on n’avait pas le choix de faire rapidement. Nous avons donc rappelé des employés et fait appel à quelques étudiantes, fait couper des masques, conçu un patron et réalisé des plis au fer à repasser, en plus de trouver les élastiques et la matière première pour les nez des masques», défile la femme d’affaires.

Un gros casse-tête

Le tout a fait boule de neige, plusieurs autres commandes ont suivi, alors que n’eut été des masques à confectionner, Fourrures Grenier aurait simplement repris sa production régulière dans la première semaine de mai.

«En principe, il faut arrêter la production des masques le 1er juin pour commencer la production pour nos détaillants, à moins que l’on réussisse à trouver des couturières qui pourraient faire des masques chez elles, indique Jeanne Grenier, qui a rappelé au moins cinq employés en avril expressément pour la confection de masques.

«Un autre défi, c’était de trouver la bonne grandeur de masque, souligne Mme Grenier. Faire un masque pour un monsieur avec une grosse face et un gros cou, c’est très différent que pour une dame avec une petite tête et un petit cou. C’était un gros casse-tête, on avait des milliers de petits anneaux (des ‘’washers’’ en bon québécois) de stockés en attendant, mais à force de travail, nous avons réussi à concevoir un masque qui fait à tout le monde. C’est génial!»

Pas le choix de dire non

Il faut croire que l’entreprise régionale a su vite développer une solide expertise dans la confection de masques, puisque son représentant au Canada a récemment reçu une commande de… 10 000 à 15 000 unités! Commande que Fourrures Grenier a dû refuser, faute de moyens techniques suffisants pour la remplir.

«Là, on parle de production industrielle et nous ne sommes pas super équipés pour ça, reconnaît Jeanne Grenier. Nous avons un projet d’acheter du nouvel équipement, mais il a fallu remettre ça à l’automne puisqu’on ne peut pas entrer à Montréal présentement pour aller le chercher. Avoir su à l’avance, on se serait équipés autrement.»

Mais ce serait difficile de les blâmer, parce que justement, personne ne pouvait savoir ce qui nous pendait au bout du nez.

On est toujours là 13 mai

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