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19 mai 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

D’un déficit anticipé record de 34 M $ à 19 M $

Québec bonifie le financement du CISSS-AT

CISSS Abitibi-Témiscamingue bureaux

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue est parvenu à obtenir une bonification de 15 M $ de son financement, ce qui ramène son déficit anticipé record de 34 M $ à environ 19 M $, sur un budget d’environ 500 M $. L’an dernier, le déficit s’élevait à 25,6 M $ avant que Québec n’octroie une aide ponctuelle de 10,5 M $.

«Les états financiers ne sont pas encore complétés, donc rien n’est confirmé aujourd’hui. On parle plutôt d’un déficit anticipé selon les dernières écritures au 31 mars, soit à la fin de notre exercice financier 2019-2020. Ce qui est confirmé, toutefois, c’est effectivement un montant récurrent de 15 M $ accordé en soutien financier au CISSS par le ministère de la Santé. C’est en réponse à des préoccupations et des demandes exprimées depuis déjà quelques années au niveau du conseil d’administration pour une reconnaissance de certains montants liés à des disparités régionales», a précisé la présidente-directrice générale Caroline Roy, lors de la séance du conseil d’administration du 14 mai.

«C’est une bonne nouvelle ces 15 M $ récurrents. On se souviendra qu’on a fait des représentations à tous les niveaux pour être entendus en lien avec le déficit régional. C’est le fun d’avoir une première tranche comme ça et de façon récurrente», s’est réjoui Claude Morin, président du conseil d’administration.

Le CISSS attribue une bonne part de son déficit à l’utilisation de la main-d’œuvre indépendante (MOI) provenant des agences privées de placement, dont les coûts ont bondi de 30 M $ depuis cinq ans pour atteindre 40 M $ en 2019-2020. Ils représenteraient environ 10 M $ sur le déficit anticipé. Les coûts des médicaments, avec des molécules de plus en plus coûteuses pour traiter des maladies comme le cancer, ont aussi un impact important sur le déficit.

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Une main-d’œuvre indispensable

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue a réitéré sa volonté de réduire à un minimum le recours à la MOI, qui représente 6% de ses heures travaillées. Pour ce faire, elle devra pouvoir compter sur une meilleure disponibilité de ses ressources et embaucher du personnel supplémentaire. «Les gens qui travailleront au sein de notre établissement le feront alors majoritairement à taux régulier avec un peu de temps supplémentaire. Ça va nous prendre quelques années dans le contexte actuel du marché de l’emploi avant de pouvoir récupérer la part du déficit causée par la main-d’œuvre indépendante», a précisé Mme Roy.

Toutefois, si elle doit être utilisée en dernier recours, cette MOI s’avère présentement indispensable pour le réseau, a-t-elle ensuite fait valoir. «Dans un contexte où l’enjeu de main-d’œuvre est important avec une pénurie qui a été bien démontrée et qui s’est accentuée dans les dernières années, on a besoin de la main-d’œuvre indépendante pour maintenir l’ensemble de nos services. On ne paiera pas le prix de diminuer les services pour pouvoir réduire à tout prix la main-d’œuvre indépendante. La priorité, c’est réellement d’offrir les services et on va continuer à le faire. On est bien chanceux de pouvoir compter en ce moment sur une main-d’œuvre indépendante qui est de plus en plus stable dans la région», a plaidé la PDG Caroline Roy.

 

Pas d’impact budgétaire de la pandémie

Par ailleurs, toujours de la séance du conseil d’administration du CISSS, le 14 mai, on a précisé que tous les coûts reliés à la pandémie de COVID-19 n’ont aucun impact sur le budget et seront assumés par le ministère de la Santé. «Ils sont compilés dans des postes budgétaires indépendants de nos activités régulières. On aura un financement qui correspond à la dépense en lien avec ces coûts-là. C’est pareil pour l’ensemble du réseau. Ça n’intervient pas dans notre déficit ni notre budget de fonctionnement», a expliqué la PDG Caroline Roy.

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