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27 mai 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La COVID-19, un nouveau «collègue» de travail dans les mines

Les mines et les camps d’exploration en milieu isolé devront mettre en œuvre des mesures particulières afin de protéger leurs travailleurs

Explo_Abitibi_2020_COVID

©Capture d'écran

Comme pour toutes les activités organisées dans le cadre d’Explo Abitibi 2020, Steeve Carrion a pu présenter son exposé et interagir à distance avec les participants.

Face à la COVID-19, tout le monde n’est apparemment pas égal. Par exemple, les sociétés d’exploration minière ainsi que les mines qui opèrent en contexte isolé devront redoubler d’efforts et même mettre en œuvre des mesures particulières afin de protéger leurs travailleurs et limiter les risques de propagation du virus.

Dans le cadre du congrès régional virtuel Explo Abitibi de l’Association de l’exploration minière du Québec, qui s’est tenu les 26 et 27 mai, Steeve Carrion, vice-président d’Experts Médic SST, une firme basée à Morin Heights spécialisée en soins médicaux en milieux isolés, a offert aux participants une formation détaillée sur la question.

«Comme il s’agit de milieux fermés qui ressemblent à de petits villages où tout le monde se côtoie en permanence et de façon rapprochée, si un seul cas de COVID-19 se déclare, la propagation peut être très rapide. Par exemple, comme le virus peut survivre de deux à trois jours sur les plastiques et les aciers, une seule personne infectée peut rapidement en contaminer plusieurs autres, par exemple à la cafétéria ou sur une foreuse entre deux quarts de travail», a fait valoir l’infirmier clinicien bachelier, qui a collaboré au projet Windfall ainsi qu’aux mines Raglan, Renard et Éléonore.

Comme les lits de bronzage

Outre le respect des consignes déjà recommandées (lavage des mains, distanciation sociale, étiquette respiratoire et port du masque), il n’est pas forcément nécessaire d’investir des montants astronomiques pour mettre en place des mesures qui peuvent faire la différence.

Un des meilleurs trucs, selon M. Carrion, consiste à limiter l’accès aux sites ainsi que la rotation du personnel. «Des équipes plus petites et plus stables limitent les risques de propagation à grande échelle. On peut aussi revoir les calendriers de livraison de matériel sur les sites afin de les espacer davantage», a-t-il exposé.

Lorsque cela est possible, il faut préconiser le télétravail ou alors revoir les espaces communs. «À certains endroits, les cafétérias ont été temporairement condamnées, alors que les travailleurs sont invités à manger chacun dans leur chambre», a mentionné Steeve Carrion.

De plus, il faut éviter de partager les objets usuels, par exemple les ordinateurs, les téléphones et même les stylos. «Évidemment, on ne demandera pas aux foreurs d’avoir chacun sa foreuse pour le même trou, a lancé M. Carrion. Dans les cas où les appareils doivent être partagés, on peut préconiser une approche similaire aux lits de bronzage: l’employé qui termine son quart nettoie et désinfecte son équipement, puis celui qui prend le relais fait la même chose avant de s’installer.»

Agir avant de réagir

Il est également primordial, selon Steeve Carrion, de préparer le plan d’intervention avant que des cas se déclarent. «C’est beaucoup plus facile d’agir à froid que de réagir à chaud», a-t-il illustré.

Il est aussi essentiel de simplifier les procédures au maximum et d’impliquer non seulement tout le personnel, mais aussi les fournisseurs et les sous-traitants. «Une procédure trop complexe devient une corvée et peu de gens l’appliquent. De plus, même si on développe le meilleur programme de prévention au monde, mais qu’il est mal appliqué, ça ne donnera rien», a souligné M. Carrion.

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