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18 juin 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

L’UQAT décerne six doctorats honorifiques

Le trio fondateur du Festival du cinéma fait partie des personnes d’exception honorées par l’université régionale

Prix_FCIAT

©Archives

Louis Dallaire, Jacques Matte et Guy Parent ont reçu la plus haute distinction honorifique qu’une université puisse accorder.

L’UQAT a décerné pas moins de six doctorats honoris causa à des Québécois d’exception, parmi lesquels Louis Dallaire, Guy Parent et Jacques Matte, les trois fondateurs du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT).

Le doctorat d’honneur représente la plus haute distinction qu’une université peut décerner. Il rend hommage à des personnes qui ont atteint un haut degré d’excellence dans leur carrière universitaire, professionnelle ou scientifique ou qui se sont distinguées par leur œuvre sociale, culturelle, artistique ou humanitaire.

En raison de la pandémie de COVID-19, la cérémonie de remise officielle a été reportée à une date ultérieure qui sera déterminée durant l’année scolaire 2020-2021. Cependant, l’UQAT a tout de même tenu à souligner cet événement par une conférence de presse en ligne, le 18 juin, à laquelle ont assisté les nouveaux docteurs ainsi que la présidente de l’Université du Québec et ancienne rectrice de l’UQAT, Johanne Jean, et de son successeur à la barre de l’université régionale, Denis Martel.

Unis devant le grand écran depuis 1982

Jacques Matte, Louis Dallaire et Guy Parent ont mis sur pied le FCIAT en 1982, à une époque où les événements culturels se faisaient rares dans la région. Près de 40 ans plus tard, le chemin tracé par le trio du FCIAT et son équipe d’indéfectibles bénévoles a pavé la voie à une relève dynamique, tandis que les festivals en tous genre foisonnent désormais dans la région.

«La qualité de son organisation et particulièrement de son accueil font du FCIAT un rendez-vous incontournable. Depuis sa création, de nombreuses récompenses ont souligné l’audace et la qualité du travail réalisé par le Festival, dont l’obtention pour ses trois fondateurs, en 2011, de la Médaille de l’Assemblée nationale. Près de 40 ans plus tard, le Festival est reconnu ici et à l’échelle internationale, il évolue et il grandit encore», a fait valoir M. Martel.

Visiblement ému, Jacques Matte, qui a pris la parole au nom du trio, a évoqué de nombreuses anecdotes liées au FCIAT. «On se tient encore ensemble après 40 ans. Juste en couple, c’est difficile. Mais trois gars ensemble, pendant aussi longtemps, c’est un exploit! On est vraiment fiers de tout l’effort qu’on a fait, nous, mais aussi toute notre équipe. On l’a fait pour nous, mais aussi pour toute la région», a-t-il lancé.

Pionnier en environnement minier

L’UQAT a aussi honoré Michel Aubertin, professeur émérite de Polytechnique Montréal et pionnier de l’environnement minier au Québec. Professeur et chercheur à l’UQAT, de 1984 à 1989, il a contribué au développement de l’université régionale. On lui doit aussi la mise sur pied, en 2001, de la Chaire industrielle CRSNG-Polytechnique-UQAT en environnement et gestion des rejets miniers, une des premières chaires industrielles conjointes entre deux universités.

«Il a également été un acteur clé dans la création de l’Institut de recherche en mines et environnement UQAT-Polytechnique, dont il a été le directeur scientifique à Polytechnique de 2013 à 2017», a précisé Denis Martel. «Pour l’anecdote, j’ai été impliqué dans l’UQAT dès ses débuts, alors que j’ai collaboré avec tous ses recteurs. J’ai été embauché par Rémy Trudel, j’ai travaillé avec Jules Arsenault et j’ai interagi avec Johanne Jean, puis avec Denis Martel», a mentionné le nouveau docteur.

Celui qui lit dans les pollens

Pierre J.H. Richard, professeur émérite du Département de géographie de l’Université de Montréal, a été le lauréat suivant. Premier paléogéographe à faire de la palynologie sa spécialité, il a mis ses talents à contribution pour mieux comprendre les comportements de la végétation et son histoire par l’analyse des pollens.

«À la fin des années 1970, il a été le premier à avoir reconstitué de façon détaillée les grandes étapes de l’histoire de la végétation de l’Abitibi et du Nord-du-Québec, et ce, en analysant les pollens contenus dans les sédiments de dizaines de lacs. Ses recherches ont eu une influence considérable sur les travaux de chercheurs de l’Institut de recherche sur les forêts de l’UQAT», a indiqué M. Martel.

La parole aux Autochtones

Enfin, l’UQAT a rendu hommage à la cinéaste Manon Barbeau, cofondatrice du Wapikoni Mobile qui, à ce jour, a produit près de 2500 courts-métrages et plus de 800 créations musicales, tous réalisés par plus de 4000 autochtones. «Les actions de Mme Barbeau ont permis la création de nombreux projets de médiation, d’intervention, de formation et de créations audiovisuelles s’adressant aux jeunes autochtones dans le but de contrer les taux élevés de suicide et de décrochage scolaire tout en développant leur fierté identitaire», a mentionné le recteur de l’UQAT.

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