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06 juillet 2020

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Décès d’Anne-Michèle Lévesque: «Une auteure très polyvalente qui a toujours encouragé la relève»

Anne-Michèle Lévesque

©Photo: Le Citoyen/Archives - Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

L'écrivaine Anne-Michèle Lévesque, alors qu'elle présentait l'une de ses oeuvres.

Le milieu artistique et littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue est en deuil à la suite du décès de l’auteure valdorienne Anne-Michèle Lévesque, qui a rendu l’âme samedi à l’âge de 81 ans.

On nous dit que Mme Lévesque s’est éteinte paisiblement chez sa fille, en Colombie-Britannique, où elle habitait depuis près d’un an. Secrétaire juridique de métier, Anne-Michèle Lévesque aura publié pas moins d’une quarantaine d’ouvrages durant sa carrière d’écrivaine, allant du roman jeunesse au roman policier, en passant par la littérature classique, la saga historique, la poésie et la nouvelle littéraire.

«Sa particularité, c’était son goût d’exploiter différents genres littéraires. Elle était une auteure très polyvalente, prolifique, qui a toujours encouragé la relève. C’était une vraie professionnelle, souligne François Bélisle, l’un de ses élèves. En compagnie de Daniel St-Germain, elle a notamment su animer le milieu littéraire avec les Aventuriers de la Plume, des soupers informels où quiconque aimait écrire était le bienvenu, professionnel ou amateur. Elle était très dynamique et avait toujours des projets. Elle aimait beaucoup, par exemple, les projets collectifs avec d’autres auteurs», fait-il remarquer.

Mme Lévesque a connu un début de carrière fulgurant, en 1987, alors que sa toute première œuvre publiée, «La Coquille», décrochait la 1re place du Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue. En 2001-2002, elle a en quelque sorte obtenu la consécration en remportant le Prix Arthur-Ellis pour le meilleur roman policier de langue française au Canada, avec «Fleur invitait au troisième».

Une bourse qui porte son nom

Au-delà des prix et de ses nombreuses publications, Anne-Michèle Lévesque aura fait sa marque en agissant comme mentor de plusieurs auteurs de la région, jeunes et adultes. En 2001, elle a d’ailleurs fondé le Prix littéraire jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue, décerné chaque année lors du Salon du livre. Fait à signaler, la bourse remise au lauréat de ce prix porte son nom depuis 2015, à la suite d’une décision du comité du Prix littéraire jeunesse.

«La relève lui tenait à cœur. Elle voulait que les jeunes auteurs aient la chance de se faire valoir et d’être publiés, mentionne François Bélisle (qui est le président du comité). Elle m’avait pris sous son aile en me disant qu’elle me mettait un ‘’gun’’ dans le dos pour me pousser; non, elle ne s’enfargeait pas dans les fleurs du tapis pour dire les choses!», raconte-t-il.

«C’est très important de former une relève et ce concours est une forme d’apprentissage», avait déclaré Mme Lévesque lors de la conférence de presse annonçant l’instauration de la bourse portant son nom. L’écrivaine allait ensuite ajouter qu’elle insistait beaucoup sur la qualité du français auprès de ses protégés. «C’est extrêmement important : si tu es tout croche avec ton marteau, ta maison ne sera pas solide…», avait-elle imagé.

Commentaires

7 juillet 2020

MT MORVAN

Regrets !

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