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Justice

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30 juillet 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La prison dans la communauté pour avoir agressé un chauffeur de taxi

La victime devra vivre avec plusieurs séquelles permanentes

Coop_Taxi_RN

©Thierry de Noncourt

Après avoir subi une violente agression physique en novembre 2018, un chauffeur qui était alors à l’emploi de Coop Taxi a subi plusieurs séquelles physiques et psychologiques, avec lesquelles il doit encore vivre aujourd’hui.

Pour avoir agressé un chauffeur de taxi alors qu’il était sous l’influence de l’alcool, un Rouynorandien a été condamné à une peine de détention dans la communauté. Sa victime, elle, devra cependant vivre avec plusieurs séquelles permanentes.

Le 30 juillet au Palais de justice de Rouyn-Noranda, le juge Marc E. Grimard a imposé au jeune homme une sentence de 90 jours d’emprisonnement à purger dans la communauté. Il s’agissait d’une suggestion commune de la procureure de la Couronne, Me Mélissa Plante, et de l’avocat de la défense, Me Francis Germain. L’homme devra donc passer les 45 premiers jours assigné à domicile, puis les 45 jours suivants à respecter un couvre-feu. Il sera ensuite assujetti à une probation de 18 mois et devra fournir un échantillon de son ADN aux policiers.

Par la voix de son avocat, Me Francis Germain, la victime avait, pour sa part, demandé une compensation financière d’environ 17 500 $ pour les dommages et les pertes de revenu encourus depuis l’incident. Les deux avocats ont plutôt convenu d’une réparation de l’ordre de 1051 $, ce à quoi le juge Grimard a donné son aval.

Geste isolé et sans préméditation

Les événements sont survenus le 2 novembre 2018. L’accusé, qui était alors sous l’influence de l’alcool, était monté dans le taxi de la victime, qui travaillait pour Coop Taxi. Quelques instants plus tard, en raison de son intoxication, le chauffeur lui a demandé de sortir de son véhicule. C’est à ce moment que le jeune homme l’a roué de coups. «On parle de plusieurs coups portés à la tête, a mentionné Me Plante. La victime a subi un traumatisme crânien léger et se déplace difficilement. Encore aujourd’hui, elle vit avec un syndrome de choc post-traumatique et n’a pas recommencé à travailler.»

La procureure de la Couronne a cependant évoqué comme facteurs atténuants le fait que l’accusé n’avait pas d’antécédents, qu’il n’y avait aucune préméditation dans son geste, qu’il éprouvait des remords et qu’il voulait exprimer ses excuses à la victime. «Le rapport présentenciel est très positif, a enchaîné son confrère de la défense. Il s’agit d’une erreur de jugement. Le rapport a aussi démontré que le fait que mon client soit passé devant le Tribunal et qu’il recevra une sentence a eu un effet très dissuasif sur lui. Une peine de détention dans la collectivité lui permettra de demeurer un actif pour la société en conservant son emploi et en continuant à s’occuper de ses enfants.»

Un événement «choquant»

«Je regrette extrêmement mon geste. C’était inacceptable», a reconnu l’accusé. La victime, qui assistait à l’audience par visioconférence, n’a pas souhaité prendre la parole.

«Il s’agit d’un événement choquant, a déclaré le juge Marc E. Grimard à l’endroit de l’accusé. On parle de quelqu’un qui fait simplement son travail, qui vous demande de quitter son véhicule, puis ça dégénère. C’est un geste isolé, provoqué par l’abus d’alcool, mais les conséquences sont bien réelles.»

Après avoir prononcé sa sentence, le magistrat s’est à nouveau tourné vers l’accusé. «C’est toute une leçon, hein?, a-t-il lancé. Mais c’est la victime qui est la pire là-dedans.»

Commentaires

30 juillet 2020

Roger Bellisle

Dégelasse, le chauffeur est plus punie que l’agresseur, des tites tapes sur les doigts. Çà pas d'allure . Les agresseurs ne finiront jamais par comprendre que le crime n'est pas accepter par qui que se sois. !!!!!

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