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15 septembre 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Danser sous la pluie, un film régional clôturera le FCIAT

Dans le quotidien de Rachelle Roy dans sa lutte contre le cancer du sein

Rachelle Roy

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le film Danser sous la pluie de la réalisatrice rouynorandienne Rachelle Roy clôturera le 39e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

La Rouynorandienne Rachelle Roy clôturera le 39e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Avec Danser sous la pluie, elle invitera le public dans son quotidien et son combat contre le cancer du sein.

Ce film suit la réalisatrice dans son parcours. Que ce soit entre ses déplacements entre Rouyn-Noranda et l'Outaouais, avec sa famille, ses amis ou ses enfants, les rencontres avec les spécialistes, armé de son cellulaire, elle se confie expliquant ce nouveau quotidien et les épreuves qui se dressent sur sa route.

«Quand j’ai levé la caméra de mon cellulaire sur ma vie pour la première fois, ça faisait deux semaines que le verdict de cancer du sein était tombé. Si vous saviez à quel point j’ai visualisé le moment présent où je serai devant vous, en pleine santé, pour vous présenter mon projet de film… Je suis particulièrement fière d’être ici aujourd’hui. Être le film de clôture, c’est au-delà de mes espérances, merci pour votre confiance», a lancé la réalisatrice.

«J’espère que ce film va permettre aux gens, mais aussi à leurs proches de traverser cette épreuve. Pour ma part, j’avais l’impression que mon entourage a trouvé cela plus difficile. Ce qui se dégage de mon film, c’est beaucoup d’optimiste, de persévérance et d’amour», a-t-elle ajouté.

Bande-annonce du film Danser sous la pluie

Se livrer

Rachelle Roy a pris son téléphone et s’est lancé dans ce projet, un peu parce qu’elle n’a pas trouvé ce qu’elle cherchait.

«Quand on apprend qu’on a le cancer du sein, on a une quantité industrielle de questions. J’ai lu et relu différentes informations, mais je n’ai pas trouvé ce que je cherchais, de c’était quoi la vie avec un cancer. J’ai commencé à filmer avec un cellulaire en ayant aucune idée de comment ça allait finir» - Rachelle Roy

La Rouynorandienne n’a rien caché. «Il n’y a vraiment aucune censure. Je trouvais important de ne pas couper les scènes plus difficiles et d’amener la réalité de cette maladie», a-t-elle fait valoir.

«Ce qui m’a surpris dans mon parcours, c’est de voir que la vie continue malgré tout. Je pensais que, après la chimiothérapie, j’allais rester dans mon lit et ne pas être capable de me lever. Il y a des jours plus difficiles, mais il y a aussi des jours où j’étais en forme et de bonne humeur», a-t-elle ajouté.

Filmer avec un téléphone en grande partie

Ce qui distingue ce film, c’est surtout le fait qu’il a été filmé en grande partie avec un téléphone. C’est aussi ce côté personnel qui risque d’amener le public dans cet univers. «Il y a des moments marquants où Dominic Leclerc est venu filmer. Mais il y a des moments où on n’aurait pas pu planifier d’avoir une caméra. Ou la caméra aurait fait en sorte que je n’aurais peut-être pas été moi-même. Il m’a quand même donné différents trucs et conseils pour assurer une qualité, comme de filmer à l’horizontal, de filmer des plans de coupe comme un siège vide si je parlais d’un siège vide», a-t-elle mentionné.

Danser sous la pluie est, un peu, une sorte de journal intime? «Un peu oui. C’est ma mère m’a fait prendre conscience de cela. Je suis une personne qui garde ses émotions et, par le biais des vidéos, j’extériorisais, je disais haut et fort comment je me sentais. Mon cellulaire a été mon plus grand confident. Ce fut un peu ma thérapie par la force des choses», a-t-elle avoué.

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