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13 octobre 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Les paramédics sollicitent l'appui de la population

Ils réclament toujours l’abolition des horaires de faction

Félix-Antoine Lafleur - CSN

©Dominic Chamberland - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Félix-Antoine Lafleur

Le syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec – CSN ne lâche pas le morceau et se tourne vers la population, à qui il demande un appui dans ses revendications obtenir l’abolition des horaires de faction à Amos, Malartic et Ville-Marie.

Cette fois-ci, le syndicat a mis en ligne une pétition qu’il invite la population à signer afin de réclamer une mise à niveau de services préhospitaliers d’urgence sur l’ensemble du territoire. «Par cette pétition, nous souhaitons interpelle l’ensemble des citoyens à participer à cette démarche afin qu’ils puissent enfin bénéficier de services ambulanciers de meilleure qualité», affirme le président Félix-Antoine Lafleur dans un communiqué émis le 13 octobre.

Depuis déjà de nombreuses années, le syndicat affilié à la CSN réclame le remplacement des horaires de faction, une mesure temporaire mise en place en 1988, par des horaires à l’heure. Pour les horaires de faction, les paramédics attendent les appels d’urgence en étant de garde 24 heures sur 24 pendant sept jours, et ce, en demeurant à cinq minutes du véhicule ambulancier.

L’exemple de Rivière-Héva

Cette situation, plaide le syndicat, peut entraîner des délais de réponses de 8 à 15 minutes comparativement aux horaires à l’heure, où les paramédics attendent les appels directement dans le véhicule ambulancier. Le syndicat rappelle par ailleurs le récent décès d’un homme à Rivière-Héva où l’ambulance aurait mis plus de 25 minutes à se rendre sur les lieux.

«Avec un horaire à l’heure, le délai de réponse aurait pu être diminué de moitié. Bien que n’ayant aucune garantie que ce citoyen aurait été sauvé par une arrivée plus rapide des paramédics, il n’en demeure pas moins que ce dernier n’a pas pu bénéficier de toutes les chances qu’il aurait dû avoir pour demeurer en vie», évoque Félix-Antoine Lafleur.

Le syndicat réitère aussi dans sa pétition que la charge de travail à Amos et Malartic correspond aux normes fixées par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour passer aux horaires à l’heure depuis l’année 2018-2019. L’ambulance de Malartic passerait en moyenne 33 heures par semaine en transport et celles d’Amos, plus de 29 heures, alors que la cible du Ministère serait fixée à 28 heures.

Plus de 400 signatures

La pétition est en ligne (www.change.org/AmbulancesA-T2020) depuis le 5 octobre et a déjà recueilli plus de 400 signatures en une semaine. Le syndicat souhaite la déposer à la fin du mois d’octobre et espère obtenir des réponses des organisations concernées dès novembre.

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