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22 novembre 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La main-d’œuvre spécialisée, toujours un grand défi à relever

Les investissements en innovation ont apporté peu d’impacts positifs depuis le début de la pandémie

Rouyn_Noranda_rue_Perreault

©Patrick Rodrigue

Moins d’une quinzaine de PME de l’Abitibi-Témiscamingue ont été sondées par la firme Léger sur la base d’un échantillon aléatoire.

En dépit des incitatifs, la majorité des PME de la région n’ont pas enregistré de hausse de leurs revenus en provenance des ventes en ligne depuis le début de la pandémie de COVID-19, tandis que la main-d’œuvre spécialisée demeure le principal défi à relever.

Cette conclusion est tirée de la deuxième édition de l’étude sur les PME du Québec et l’innovation, réalisée par la firme de sondages Léger pour le compte de l’organisme QuébecInnove, en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ, Ernst & Young LLP et la Commission des partenaires du marché du travail.

Du 15 septembre au 15 octobre, la firme Léger a contacté 711 décideurs de partout au Québec, dont un peu moins d’une quinzaine provenaient de l’Abitibi-Témiscamingue. D’ailleurs, en raison de leur faible nombre, ceux-ci ont été regroupés avec ceux de l’Outaouais, pour un total de 32 répondants, soit 4 % seulement de l’ensemble. Les données présentées ci-dessous correspondent donc aux réponses des deux régions combinées, alors que celles-ci vivent pourtant des réalités géographiques, démographiques et sociosanitaires très différentes l’une de l’autre.

La difficile innovation

Premier constat, l’Abitibi-Témiscamingue et l’Outaouais sont, avec Lanaudière et les Laurentides – elles aussi regroupées pour les fins de l’étude – les régions les plus touchées par la COVID-19, avec une baisse moyenne projetée de 7,1 % de leur chiffre d’affaires. Au niveau du Québec, cette prévision est plutôt de 4,5 %.

Au chapitre de l’innovation, 56 % des répondants des deux régions ont déclaré que leurs investissements réalisés dans les années précédentes leur avaient permis, à ce jour, de mieux traverser la crise sanitaire. Cependant, même si 77 % des répondants ont indiqué avoir recouru à l’un ou l’autre des programmes de soutien provinciaux et fédéraux, 72 % ont mentionné n’avoir aucunement investi en innovation depuis le début de la pandémie. Ceux qui l’ont fait se sont surtout (85 %) concentrés dans les technologies de l’information. Toutefois, 81 % des répondants ont précisé n’avoir enregistré aucune hausse de revenus en provenance des ventes en ligne depuis la mi-mars.

Le défi de la main-d’œuvre spécialisée

Les PME de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Outaouais ont par ailleurs déclaré que la main-d’œuvre spécialisée restait le défi le plus important à relever, alors que 79 % des PME en ont fait leur principal besoin. Il s’agit de la proportion la plus élevée de toutes les régions du Québec.

Près de quatre répondants sur cinq (79 %) ont aussi mentionné qu’une meilleure répartition de la main-d’œuvre disponible en fonction des besoins les aiderait à investir en innovation dans les années à venir.

Enfin, sur une note plus positive, la crise sanitaire a incité 60 % des PME des deux régions à gérer plus efficacement leurs inventaires, tandis que 51 % ont augmenté leur proportion de composantes locales.

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