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23 novembre 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Westwood n’a pas dit son dernier mot

En dépit de ses problèmes de sismicité, la mine offre encore beaucoup de potentiel aux yeux d’Iamgold

Westwood_usine_Doyon

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Des secteurs pourraient éventuellement être mis en exploitation sous les infrastructures de l’ancienne mine Doyon et, à la surface, à l’est et à l’ouest.

Quarante ans après l’ouverture de la première mine sur la propriété et en dépit de bien des problèmes liés à la nature particulière de son sous-sol, la mine Westwood d’Iamgold est loin d’avoir dit son dernier mot, bien au contraire.

Lors du congrès Xplor 2020 de l’Association de l’exploration minière du Québec, Cécile Charles, chef géologue de Westwood, a exposé les défis auxquels la mine de Preissac doit faire face en ce moment, mais aussi les raisons pour lesquelles Iamgold continue d’investir dans son développement et même son expansion.

Dans ce secteur, tout a commencé avec la mine Doyon. D’abord à ciel ouvert lors de son ouverture, en 1980, elle est passée en mode souterrain en 1989. Maintenant fermée, son usine demeure fonctionnelle, alors qu’elle traite le minerai de Westwood, qui elle, a débuté sa production commerciale en juillet 2014. Quant à la petite dernière, la fosse satellite Grand Duc, son exploitation a été entreprise en novembre 2019.

En dépit des événements sismiques qui l’ont secouée à l’occasion entre août 2013 et décembre 2018, Westwood était parvenue à livrer, en date de la fin 2019, 526 000 onces d’or et 336 700 onces d’argent. En 2019, Iamgold a cependant convenu d’interrompre l’exploitation de la zone centrale de la mine pour des raisons de sécurité. Depuis, un projet est en cours pour la relancer progressivement d’ici la fin de 2021.

«Nous avons dû accentuer l’effet de dilution et réduire la récupération, a indiqué Mme Charles. Ce qui fait que les réserves minérales ont été ramenées à 600 000 onces d’or, tandis que le reste a été reclassé en ressources potentielles.»

Trois environnements très distincts

Westwood se retrouve donc, en quelque sorte, avec trois environnements miniers très différents les uns des autres, le tout dans une alternance de roches dures et de roches plus malléables, ce qui rend le comportement du terrain difficile à prévoir.

«On a la zone ouest, où le minerai affiche de hautes teneurs, mais aussi une dilution importante. La sismicité y est moyenne. Au centre, les teneurs en or sont élevées, mais la sismicité est également très importante. À l’est, les teneurs vont de faibles à moyennes et la sismicité est faible. Cependant, les zones minéralisées sont situées loin des infrastructures d’accès. Le défi actuel consiste à trouver une manière sécuritaire d’accéder au secteur est à partir de l’ouest en traversant la zone à forte sismicité», a exposé Cécile Charles.

Beaucoup de potentiel

L’effort semble en effet en valoir la peine, alors que le secteur ouest est doté de 1 994 990 onces d’or en ressources, tandis qu’à l’est, on en retrouverait 1 298 485 onces. «Nous savons aussi que, selon une évaluation réalisée en 2005, il serait possible d’extraire 743 700 onces d’or sous l’ancienne mine Doyon, tandis que, selon des études effectuées plus tôt cette année, Westwood afficherait un potentiel de 3 278 000 onces d’or vers la surface et plus à l’ouest. Les extensions de Grand Duc et de Doyon offrent aussi un bon potentiel à la surface, sans compter le nouvel indice Mooshla, à l’ouest de Grand Duc. Enfin, à l’est de Westwood, on pourrait éventuellement ouvrir une nouvelle fosse», a énuméré Mme Charles.

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