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19 janvier 2021

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

«C’est comme un accouchement qu’on vit»

D’ici neuf mois, toute la population qui le souhaite sera vaccinée

COVID_Mark_Burke

©CISSSAT

En décembre 2020, Mark Burke, résident du CHSLD Pie-XII à Rouyn-Noranda, est devenu la première personne en Abitibi-Témiscamingue à recevoir une dose du vaccin contre la COVID-19.

Alors que la vaccination contre la COVID-19 suscite bien des interrogations et des inquiétudes au sein de la population, le CISSSAT a tenu à donner l’heure juste sur cette campagne qui, pour l’instant, se veut ciblée. La vaccination de masse suivra dans quelques mois.

«D’ici neuf mois, toute la population de la région qui le souhaite devrait avoir reçu un vaccin contre la COVID-19. C’est comme un accouchement qu’on vit. Et on espère à présent que les vaccins seront livrés rondement», a indiqué la Dre Lyse Landry, directrice régionale de santé publique, lors d’un point de presse donné le 19 janvier.

Priorisation, mais des vaccins pour tous

Amorcée le 26 décembre 2020, la campagne de vaccination s’adressera successivement à dix groupes différents: les résidents en CHSLD; les travailleurs du réseau de la santé; les personnes vivant en résidences privées pour aînés; les résidents de communautés isolées; les 80 ans et plus; les 70-79 ans; les 60-69 ans; les moins de 60 ans vivant avec une maladie chronique pouvant compliquer la COVID-19; les moins de 60 ans sans facteur de risque, mais assurant des services essentiels; le reste de la population adulte.

«Il y aura des vaccins pour toute la population, a assuré la Dre Nicole Bouchard, médecin-conseil à la Direction régionale de santé publique. Il est possible aussi qu’on mélange des catégories en cours de route, en fonction de la disponibilité des vaccins, afin de ne pas morceler les familles dans lesquelles il y aurait plus d’une catégorie de personnes.»

En date du 19 janvier, 79 % des résidents en CHSLD de la région avaient été vaccinés, un peu moins de 2000 des quelque 5000 travailleurs de la santé avaient reçu le vaccin, tout comme 587 des 2316 personnes demeurant en résidences privées pour aînés. «Dans cette dernière catégorie, nous sommes même en avance sur l’échéancier gouvernemental», a mentionné la Dre Lyse Landry.

Un vaccin sans danger

La Dre Nicole Bouchard a par ailleurs profité du point de presse pour démystifier plusieurs aspects des vaccins à ARN messager (comme ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna).

«En gros, l’ARN messager pénètre dans la cellule et code la protéine des spicules du virus, ces petites pointes qui lui donnent l’aspect d’une couronne et qui lui permettent de s’accrocher. La protéine des spicules est alors amenée à la surface de la cellule, puis est reconnue comme un antigène étranger, ce qui déclenche la réponse immunitaire et qui empêche le virus d'agir. L’ARN messager et la protéine des spicules sont ensuite éliminés par le système immunitaire», a-t-elle expliqué.

La Dre Bouchard a aussi insisté sur le fait qu’aucun des deux vaccins actuellement homologués et des cinq autres vaccins en cours de tests ne comprend le virus dans son entier. «Il est donc absolument impossible que le vaccin transmette la COVID-19, et ce, d’aucune manière, a-t-elle signalé. Si des gens ont quand même contracté la maladie après avoir reçu le vaccin, c’est parce qu’il faut de 10 à 14 jours pour obtenir l’immunisation, tandis que le virus ne nécessite en moyenne que de 4 à 6 jours pour son incubation. Les personnes devaient donc déjà être en incubation du virus lorsqu’elles ont reçu le vaccin.»

«Aucun des vaccins ne comprend le virus dans son entier. Il est donc absolument impossible que le vaccin transmette la COVID-19, et ce, d’aucune manière» - Dre Nicole Bouchard

Mobilisation exceptionnelle

Autre inquiétude exprimée par 25 à 30 % de la population, le temps record qu’il a fallu pour mettre au point les premiers vaccins contre le SARS-CoV-2, soit moins d’un an, alors qu’en temps normal, il faut jusqu’à 15 ans.

«D’abord, il y avait déjà des projets de recherche existants sur l’ARN messager pour le traitement d’autres maladies, qu’on a pu adapter à la COVID-19. On a aussi assisté à une collaboration internationale inédite, à laquelle est venue se greffer une hausse importante du financement. Le processus d’approbation est également devenu prioritaire, tandis que les principaux organismes de régulation à travers le monde ont travaillé de concert. Enfin, le fabricant du vaccin était tellement confiant envers son produit que la production de masse a débuté très rapidement», a exposé la Dre Nicole Bouchard.

Une seule dose… pour l’instant

En ce qui a trait à la décision gouvernementale de retarder l’injection de la 2e dose des vaccins à ARN messager, tel que recommandé par les fabricants, la Dre Bouchard a rappelé que le vaccin était efficace à 92 % dans les 14 jours suivant l’administration de la 1re dose et à 95 % dans les 7 jours suivant la 2e dose.

«On va procéder à un suivi serré de la protection amenée par la 1re dose. Si un déclin est observé, on va tout de suite procéder aux injections pour les groupes 1 à 6. Si la protection est durable, on va d’abord offrir une 1re dose aux groupes 7 à 10. Et à terme, tout le monde recevra les deux doses», a-t-elle affirmé.

«On se vaccine pour soi, mais aussi et surtout pour protéger les autres» - Caroline Roy

Encore de la patience

Il faudra cependant faire preuve d’encore beaucoup de patience avant de dire adieu aux masques, aux solutions désinfectantes et aux mesures de distanciation sociale. «Ce n’est que lorsqu’on aura au moins 75 % de la population vaccinée et que les cas actifs de COVID-19 auront diminué de manière importante pour qu’il n’y ait plus de transmission massive au sein de la population qu’on pourra délaisser les mesures de prévention sanitaire. De plus, on ne sait pas encore si les vaccins préviennent la transmission des infections asymptomatiques. On pense que oui, mais ça reste à valider», a fait savoir la Dre Lyse Landry.

Pas de vaccination obligatoire

Pas question, par ailleurs, d’initier une campagne de vaccination obligatoire. «On préfère y aller en exposant le plus d’information possible aux gens pour qu’ils prennent une décision éclairée. Mais on veut que la population sache qu’il y aura des vaccins disponibles pour tous ceux qui souhaitent le recevoir et que ceux-ci sont gratuits. Aucun vaccin n’est disponible sur le marché privé.»

«Les gens doivent aussi garder à l’esprit qu’on se vaccine pour soi, mais aussi et surtout pour protéger les autres», a fait valoir Caroline Roy, PDG du CISSSAT.

Commentaires

19 janvier 2021

Rita Boutin

Merci de prendre soin de nous en Abitibi-Temiscamingue..

19 janvier 2021

Lise Beaulieu

J'ai 71 ans et des problèmes cadiaque hypertension et d'obesite comment faire pour être vaccinés le plus tôt possible . Je suis locataire à val-d'Or.

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