Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Culture

Retour

31 janvier 2021

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Le Club des Ingénieux à la croisée des chemins

Après 35 ans d’activités auprès des jeunes

Ingénieux Saint-Joseph Amos Papillon d’Or Val-d’O

©gracieuseté

Des élèves de l’école Saint-Joseph d’Amos et de l’école alternative Papillon d’Or de Val-d’Or s’affrontent au Club des Ingénieux.

Après plus de 35 ans d’activités auprès d’élèves du primaire de la région, le Club des Ingénieux est à la croisée des chemins. Ses fondateurs sont prêts à passer la barre à d’autres responsables.

France et Pierre Galarneau, qui ont mis le Club sur pied en 1994 avec le psychologue Pierre Barrette, ont informé ce printemps le Centre de services scolaire Harricana de leur intention de céder leur place. Devant l’absence de relève, le Club des Ingénieux n’est donc pas de retour cette année.

«Pour nous, les Ingénieux, c’est la fin, mais on laisse la porte ouverte pour d’autres qui voudraient prendre le relais. On arrive à la conclusion qu’on est peut-être mieux de se retirer pour le moment. De toute façon, on ne peut plus aller dans les classes ni tourner les émissions de télévision avec la COVID», explique Pierre Galarneau.

Un fleuron

Bien que le Club des Ingénieux recevait des équipes de partout dans la région depuis plusieurs années pour son jeu-questionnaire de type Génies en herbe, ses racines sont au Centre de services scolaire Harricana, dont il est l’un des fleurons au sein de Génies en herbe Harricana.

Ingénieux Louis-Querbes Cadillac Notre-Dame-de-Grâce Rouyn-Noranda

©gracieuseté

Des élèves de l’école Louis-Querbes de Cadillac et de l’école Notre-Dame-de-Grâce de Rouyn-Noranda s’affrontent au Club des Ingénieux.

«On les a donc avisés de la situation. Nous sommes prêts à tout leur remettre le matériel. On peut aider ou guider les gens qui voudront reprendre l’activité. Ils pourraient aussi décider de le faire d’une façon différente. Nous avions notre manière, mais il peut y en avoir d’autres», précise Pierre Galarneau.

«On sait que les directions d’écoles ont été rencontrées, mais on n’a pas eu de retours. Il faut dire qu’elles sont aux prises avec bien d’autres problèmes en ce moment avec la pandémie», reconnaît France Galarneau.

Une récompense

Le Club des Ingénieux fut d’abord une récompense pour les élèves de 6e année qui s’étaient améliorés en classe. Ils participaient alors à des ateliers avec démonstrations interactives ainsi qu’un volet Génies en herbe, et ce, jusqu’en 1997. «Ç’aurait sans doute continué, mais on avait dû changer notre formule en raison du transport. Je crois que c’était parce que Barraute intégrait la commission scolaire», se souvient France Galarneau.

C’est là que c’est devenu des compétitions de Génies en herbe d’abord pour les élèves de 6e année de l’Harricana, puis ceux de la 5e année. «Danièle Larose, une enseignante, voulait l’offrir aussi à ses élèves de 1re année. Et elle est arrivée aussi avec 1000 questions, ce qui a vraiment aidé notre cause, parce qu’on n’était pas trop familiers avec le genre de questions qu’on pouvait leur poser», raconte France Galarneau.

Un essor à la télévision

Ces élèves de 1re année ont eu la piqûre et ont voulu jouer en 2e année, et ainsi de suite, au point où quelques années plus tard, le Club des Ingénieux accueillait des équipes dans tous les niveaux du primaire… et de toute la région. «On avait lancé des invitations à La Sarre et à Rivière-Héva pour faire des parties, puis ç’a fait des petits. C’était rendu que tout le monde contactait pour faire des parties, on a agrandi le cercle et c’est devenu régional», souligne France Galarneau.

La diffusion de parties à TVC7 à partir de 2002, puis à TVC9 et au Témiscamingue, a aussi permis au Club des Ingénieux de rayonner et attirer des classes de partout dans la région. «C’est en grande partie grâce à Raymond Lemay de TVC7 qu’il y a eu ce développement», reconnaît France Galarneau. «Et on avait carte blanche pour l’organisation. Raymond s’occupait de la technique et nous, du contenu. Il nous a toujours permis d’évoluer à notre guise et à notre rythme», renchérit Pierre Galarneau.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média