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08 mars 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Sylvie Bérubé: «Nous, les femmes, devons être audacieuses pour traverser le mur de verre»

Sylvie Bérubé

©Photo: Gracieuseté

La députée fédérale d'Abitibi - Baie James - Nunavik - Eeyou, Sylvie Bérubé.

Sylvie Bérubé a profité de la Journée internationale des droits des femmes, en ce 8 mars, pour leur rendre hommage ainsi qu’au rôle exceptionnel qu’elles jouent depuis le début de la pandémie de Covid-19. Elle s’est aussi attardée sur la situation des femmes autochtones.

«Cette journée et chaque jour, il ne faut pas oublier que nous, les femmes, devons être audacieuses pour traverser le mur de verre, mentionne la députée fédérale d’Abitibi – Baie James – Nunavik – Eeyou dans un communiqué.

«Pour les femmes autochtones, cette journée ravive le combat contre la peur, les agressions et la violence. Elles vivent l’insécurité en subissant les luttes pour l’égalité et l’équité. Elles vivent la différence face à nous, femmes allochtones, signale-t-elle. Les femmes autochtones subissent la discrimination dans les différents paliers. Il est temps que ça change. Nous devons travailler ensemble et nous assurer du respect de nos valeurs et de nos droits.»

Mme Bérubé rappelle que les femmes ont été durement touchées par la pandémie, que ce soit comme travailleuses de la santé, de l’éducation ou des services de garde, comme retraitées, proches aidantes ou mères. «Les femmes sont majoritaires dans les milieux les plus exposés à la Covid-19 et les défis qu’elles relèvent depuis un an sont différents de ceux des hommes. Il faut prendre conscience de la source de cette différence et s’y attaquer», soutient-elle.

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Sur la ligne de front

Chiffres à l’appui, la députée du Bloc Québécois souligne que les femmes représentent la grande majorité de la main-d’œuvre dans les secteurs de la santé (90% du personnel infirmier, 80% des préposés) et de l’éducation (78% du corps enseignant). «Elles sont ainsi souvent privées de contacts, même avec leur famille immédiate, pour être sur la ligne de front, raconte Sylvie Bérubé.

«Elles sont les principales victimes de la pandémie parce que ce sont elles qui combattent, qui soignent, qui vaccinent, mais aussi qui accompagnent les jeunes. Elles font preuve d’un dévouement extraordinaire et nous voudrions les saluer, louange-t-elle en faisant observer que la Covid-19 a eu des impacts importants sur la vie personnelle et familiale des femmes.

«L’isolement rend propices les éclosions de violence conjugale, comme en témoigne l’augmentation dramatique de 40% des cas pendant la pandémie, indique Mme Bérubé. La santé mentale de tout le monde est affectée, mais pour les femmes, les conséquences peuvent être encore plus lourdes et il faut mieux agir en prévention et en soutien», affirme-t-elle.

«Des battantes et des leaders»

Pour plus d’égalité, la députée Bérubé relève que le Bloc Québécois propose à l’État de mieux supporter le parcours professionnel des femmes en mettant en œuvre la Loi sur l’équité salariale, en réformant le régime d’assurance-emploi, en encourageant l’entrepreneuriat féminin (notamment avec le branchement des régions à Internet haute vitesse) et en faisant en sorte qu’il n’y ait pas deux catégories de travailleuses au Québec.

«La relance doit s’inspirer de ce que les femmes ont à proposer, estime Sylvie Bérubé. Les femmes sont des battantes et des leaders qui doivent être au premier rang de la reprise économique en participant pleinement à tous les secteurs de la société, en particulier en occupant des postes décisionnels. Nous devons à la fois venir en aide à celles qui en ont besoin et donner les moyens aux leaders de demain de prendre leur place», fait-elle valoir.

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