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09 mars 2021

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Douze cégeps unissent leurs voix

Le Regroupement des cégeps des régions fera valoir auprès du gouvernement les spécificités de cinq régions, dont l'Abitibi-Témiscamingue

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©Patrick Rodrigue

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue fait partie du nouveau Regroupement des cégeps des régions, qui outre l’Abitibi-Témiscamingue comprend des collèges du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord.

Douze cégeps répartis dans cinq régions dites «éloignées» ont décidé d’unir leurs voix au sein d’un nouvel organisme, le Regroupement des cégeps des régions (RCR), pour mieux faire valoir leurs particularités auprès du gouvernement.

La création du RCR a été annoncée le 9 mars lors d’une conférence de presse virtuelle à laquelle ont pris part des représentants de huit des douze collèges membres, parmi lesquels Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. L’organisme est né dans la foulée des travaux du ministère de l’Enseignement supérieur, dont les résultats avaient été annoncés en février 2020, pour réviser le nombre d’étudiants autorisés dans chaque cégep et les autorisations de nouveaux programmes d’études.

«Nous souhaitions nous doter d’un porte-parole afin de faire valoir ensemble notre identité et nos particularités. Nous voulions aussi que le ministère de l’Enseignement supérieur change sa manière de travailler et qui, jusqu’à tout récemment, accroissait le fossé entre les cégeps en élargissant l’offre de programmes dans les grands centres au détriment des régions éloignées, dont les demandes pouvaient être étudiées jusqu’à deux ans après leur dépôt, étant donné que celles des cégeps métropolitains étaient analysées en priorité», a expliqué Marie-Claude Deschênes, directrice générale du Cégep de La Pocatière et porte-parole du RCR.

«Nous avons toujours collaboré entre nous, mais de manière informelle. Là, on a décidé d'un commun accord que ce n'est pas parce que nous avons moins d'étudiants que nous devons avoir moins de services. On dirait que c'est normal que quelqu'un d'ici doive obligatoirement aller à 650 km de distance pour avoir tel ou tel service. Par contre, ce serait inconcevable que quelqu'un de, par exemple, Montréal doive faire l'inverse. On est capables de faire aussi bien que les grands centres, mais c'est comme si la route 117 n'avait qu'une direction. On a un gouvernement qui se dit des régions, mais on n'a pas vu de grande avancée en ce sens depuis l'élection», a exposé Sylvain Blais.

"On est capables de faire aussi bien que les grands centres, mais c'est comme si la route 117 n'avait qu'une direction" - Sylvain Blais

Six objectifs

Le RCR rencontrera six objectifs en complémentarité avec les autres cégeps du Québec et non en opposition. Le premier consistera à fournir un espace de concertation aux douze cégeps des régions éloignées. Dans la même veine, il agira comme interlocuteur privilégié de ses membres auprès du gouvernement.

Le Regroupement prendra également position publiquement pour favoriser l’équité entre tous les collèges du Québec. Il confirmera aussi le rôle de ses membres comme institutions d’accueil pour les étudiants étrangers au même titre que les cégeps métropolitains. Dans cette optique, il militera pour obtenir une plus grande diversité de programmes dans les régions éloignées et améliorer l’attractivité de chacun des douze cégeps.

Enfin, en parlant d’une seule et même voix, le RCR estime être en mesure de solliciter davantage de nouveaux partenariats avantageux avec divers organismes et entreprises.

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