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07 avril 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Val-d’Or surveille la hausse de prix des matériaux

Dont le béton et le bois

Centre-ville Val-d'Or

©Photo: Le Citoyen/Dominic Chamberland

La hausse des prix des matériaux pourrait avoir des conséquences sur les travaux d’infrastructures et de voirie.

MUNICIPAL - Comme partout ailleurs, l’inflation des prix pour des matériaux comme le béton et le bois pose des problèmes dans l’industrie de la construction. La Ville de Val-d’Or constate les effets de cette trop forte demande et doit trouver le moyen de s’ajuster.

Pour le maire Pierre Corbeil, cette hausse spectaculaire garde son conseil municipal sur le qui-vive quant au respect des estimations. Ces dernières deviennent importantes afin de valider les règlements d’emprunt au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation et de permettre la réalisation des travaux prévus.  

Lors de la séance du conseil municipal tenue mardi soir, le premier magistrat avait donné en exemple la phase 1 de la revitalisation du centre-ville de Val-d’Or, qui avait été retardée d’un an car la première tentative d’appels d’offres avait été jugée trop chère. 

«On essaye d’avoir des repères avec les achats que nous avons faits sur les mêmes produits dans les années antérieures. C’est préoccupant. Juste pour le béton, c’était 215 $ le mètre/cube il y a deux ans, 222 $ l’année dernière et maintenant 250 $. On voit ces hausses constantes», a illustré M. Corbeil lors de la mêlée de presse virtuelle qui suivait l’assemblée. 

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Peu importe comment la situation va évoluer dans les prochains mois, le maire de Val-d'Or ne cache pas qu’il pourrait y avoir des changements de plan au niveau des projets d’infrastructures ou de travaux publics. Il souhaite faire le plus possible avec ce qu’il a entre les mains. 

«On va gérer avec les budgets que nous avons. Les villes ne peuvent pas partir chacun de leur côté et cogner au gouvernement pour dire que ça coûte plus cher. Soit on va faire moins de travaux, soit on révise nos plans ou qu’on retourne en appel d’offres quand l’inflation sera moins forte», a mentionné Pierre Corbeil. 

Problèmes pour les soumissionnaires 

Ce phénomène causé par la présente pandémie mondiale met aussi des bâtons dans les roues des entreprises qui tentent d’obtenir des contrats. Du côté de la Ville, on note que plusieurs appels d’offres n’attirent qu’un ou deux soumissionnaires, avec d’énormes variations de prix. 

«Juste pour un contrat de forage, les coûts varient entre 28 000 $ et 70 000 $. Ce sont des écarts assez importants, presque du simple au triple. Tout le monde vit dans ce contexte de pandémie. Il y a des gens qui se demandent s’ils seront capables de livrer leurs contrats. S’ils ne sont pas sûrs d’avoir la main-d’œuvre pour le livrer, est-ce qu’ils vont avoir les matériaux pour le faire. S’ils commandent du fer pour faire un projet au mois de juillet, vont-ils le payer au prix commandé aujourd’hui? C’est un jeu d’incertitudes», a expliqué M. Corbeil. 

Pas de répit 

Selon le maire, ces points d’interrogation ne semblent pas ralentir la demande au service d’inscriptions et de permis pour les travaux de construction et de rénovation. Habituellement à son apogée entre les mois de mai et septembre, le nombre de demandes est déjà plus élevé qu’à l’habitude, étant donné le doux hiver des derniers mois et l’effervescence du marché immobilier.  

«Est-ce que le prix élevé des matériaux va ralentir cette ardeur-là? Au moment où l'on se parle, c’est comme si tout le monde était à la ligne de départ et voulait procéder à des travaux sur sa propriété, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur», a signalé M. Corbeil. 

Celui-ci croit que les employés municipaux seront capables de traiter toutes les demandes dans un délai raisonnable. Il explique également que les interdictions de voyage poussent également les citoyens à dépenser l’argent économisé sur leur propriété. 

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