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08 avril 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Le MTQ crée un bureau de projet pour améliorer la route 117

François Bonnardel

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le Ministre des Transports, François Bonnardel, lors de son passage à Val-d’Or.

TRANSPORTS - Le ministère des Transports du Québec (MTQ) mettra en place un bureau de projet conçu spécialement pour la réfection et l’amélioration de la route 117, ce qui était réclamé depuis longtemps par le milieu. Cette nouvelle équipe composée de professionnels et d’ingénieurs s’occupera spécifiquement de la portion entre Val-d’Or et Rouyn-Noranda.

Les membres de ce bureau auront comme mandat de mener des consultations auprès de plusieurs parties, comme les citoyens, les municipalités et les élus. Ils étudieront également les possibilités offertes pour rendre la route plus sécuritaire, que ce soit avec des bandes rugueuses centrales ou des voies de dépassement. Des appels de candidatures seront effectués à la fin du présent mois, pour ainsi débuter leurs activités au courant de l’été 2021.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, se donne comme objectif de réduire le déficit du maintien d’actifs des infrastructures régionales de 50% d’ici les 10 prochaines années. Il en a fait l’annonce, ce jeudi, lors d’une conférence de presse à Val-d’Or.

«C’est une situation qui devait être prise en compte. On devait agir rapidement. C’étaient des interventions qui venaient autant de Suzanne Blais que de Pierre Dufour ou des élus. Et de moi-même, comme ancien député de l’opposition qui a vu, année après année, les interventions des élus municipaux et autres sur la situation de la 117. Aujourd’hui, on envoie un signal fort pour l’Abitibi-Témiscamingue», a lancé le ministre Bonnardel.

Pour le ministre responsable de la région, Pierre Dufour, cette action est une étape cruciale pour faire avancer le dossier. «Pour avoir un Plan québécois des infrastructures (PQI), il faut avoir des gens dédiés à travailler sur ton projet. C’était l’envergure qu’il fallait. Le ministère va engager des gens spécifiquement pour travailler sur ce dossier-là, analyser l’ensemble des possibilités et aller chercher une PQI», a-t-il mentionné en mêlée de presse.

Un retard à rattraper

En plus de ce bureau de projet, M. Bonnardel a l’intention de remettre les infrastructures routières de l’Abitibi-Témiscamingue en meilleur état et de rattraper le retard comparativement aux autres régions du Québec.

En effet, M. Bonnardel a noté que seulement 30,1% des structures municipales et 59,8% du réseau supérieur étaient en bon état, contre respectivement 59,4% et 76,7% à la grandeur de la province. Celui-ci a fait savoir que l’âge moyen des constructions en Abitibi-Témiscamingue était de 46 ans, sept de plus que la moyenne provinciale. L’objectif sera de rattraper ce retard d’ici 2031.

Pour ce faire, trois équipes – situées à Macamic, Amos et Ville-Marie – étaient affectées à identifier 85 infrastructures (33 sur le réseau supérieur et 52 sur le réseau municipal).

«On a identifié les 85 infrastructures clés où on sera capables de prendre des actions rapidement pour sécuriser le réseau routier et sécuriser les municipalités ainsi que les entreprises, qui sont prises au dépourvu la plupart du temps quand il y a une réduction de charge (sur les ponts), des détours importants à faire et une perte financière qui peut être reliée à cela», a expliqué François Bonnardel.

Quant à Pierre Dufour, il souhaite mettre en avant les expertises de son ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour aider celui de son collègue.

«Est-ce qu’on faire quelque chose de différent. Par exemple, Chantiers Chibougamau est une ressource pour faire des ponts en bois de très bonne qualité. Pourquoi ne pas en faire un enjeu qu’on pourrait appliquer en Abitibi-Témiscamingue. C’est un souhait de voir le bois être une des composantes qui pourraient donner un coup de main pour améliorer et accélérer la rénovation des ponts», a souligné le député d'Abitibi-Est.

Des investissements de 38 millions $ sont prévus lors des deux prochaines années pour accomplir la première phase de cette stratégie.

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