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11 avril 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Deux Amossois vivent la pandémie en Australie

Arrivé là-bas au début 2020, le duo s’adapte à son environnement

Jordan Barrette David Castonguay - Australie

©gracieuseté

Jordan Barrette (à gauche) et David Castonguay (à côté de sa copine) ont passé la totalité de la crise sanitaire en Australie.

TOURISME - Partis chacun de leur côté pour un voyage en Océanie et en Asie, deux Amossois ont vu leur projet changer de direction lorsque la COVID-19 est entrée dans nos vies. Présentement tous les deux en Australie, Jordan Barrette et David Castonguay s’ajustent face à la situation sanitaire et tentent de tirer le maximum de souvenirs de leurs excursions touristiques.

Pendant que le premier s’est installé sur l’Île Magnétique et le second dans la province du Queensland, dans le nord-est de l’Australie, les deux globe-trotters ont l’opportunité de demeurer là-bas grâce à un visa vacances-travail, qui leur permet de séjourner jusqu’à trois ans dans le pays en remplissant certaines conditions. 

Même si leurs escapades ont pris une tournure différente, les deux Abitibiens s'estiment relativement chanceux. En effet, en étant loin des grandes villes, ils ont évité les grandes mesures sanitaires comme le couvre-feu et le port du masque pendant une longue période, tout en continuant de travailler et de faire leurs affaires. 

«Aujourd’hui, c’est la première fois qu’on vit la pandémie, raconte Jordan Barrette. À Brisbane, il y a eu cinq nouveaux cas du variant britannique, donc il y a un confinement là-bas. Présentement, on doit porter le masque dans les transports publics et à l’intérieur. Je n’en avais jamais porté un avant.» 

«L’Australie a réussi à bien gérer la crise, surtout dans la province où nous sommes en ce moment. D’après ce qu’on peut lire, ce n’est que par mesure préventive. Je suis optimiste qu’on ne portera le masque que pour seulement quelques jours», illustre David Castonguay, qui a passé la majeure partie de son passage en Australie sur l’île de Tasmanie. 

Pas question de revenir 

Peu importe ce qui allait se passer durant le reste de leur périple, les deux comparses ont dû faire face à une décision quelque peu difficile lorsque la crise a commencé à s’étendre à travers le monde. Pendant que le gouvernement canadien tentait de rapatrier le plus de Canadiens possible se trouvant à l’extérieur du pays, le duo a pris la décision de rester sur place pour ne pas risquer de ramener cette maladie à ses proches. 

De plus, ils ne sentaient pas le besoin de partir immédiatement. Leur visa leur permettait de demeurer en sol australien et ils étaient capables de subvenir à leurs besoins malgré tout. Les deux amis, qui se sont rencontrés entre deux projets touristiques, ont même pu se croiser durant une courte période. 

«Ce qui nous garde ici, c’est le fait que la situation est vraiment pire au Canada. Pourquoi tout risquer pour retourner chez nous, où on n’aura pas de travail et qu’on devra faire une quarantaine?», demande Castonguay. 

«La Nouvelle-Zélande est un pays qui pourrait potentiellement ouvrir ses frontières avec l’Australie. Aussitôt qu’on a une chance, moi et ma copine allons y aller. On aimerait aller en Asie, mais si la situation ne s’améliore pas d’ici Noël, on rentrera au Canada pour éventuellement voir nos familles», ajoute-t-il. 

Où tout a commencé 

Pendant que David Castonguay faisait des arrêts au Népal, en Inde et en Malaisie, Jordan Barrette a eu l’occasion de visiter quelques villes de la Chine à la fin de l’année 2019. Parmi elles, il a pu se rendre à Hangzhou, située à environ 800 km à l’est de Wuhan, berceau mondial de la crise sanitaire. 

Même si la crise n’en était qu’à ses tout premiers balbutiements, il a joué de chance en se rendant aux Philippines avant que la situation ne dégénère en territoire chinois. 

«Quand j’étais là-bas, je n’ai rien entendu parler. Je suis parti le 20 décembre pour fêter Noël. La Chine, c’est un autre monde, même sans le virus. Les gens portent des masques dans les rues à cause du smog. C’est quand je suis arrivé en Australie que tout a commencé à Wuhan, donc j’ai été chanceux», a raconté l’aventurier. 

De son côté, David Castonguay n’était pas en Chine, mais aurait pu rester en Asie pour une plus longue période, lui qui surveillait les feux de forêt qui sévissaient en Australie au début de l’année 2020. Une situation qui aurait pu devenir problématique, étant donné qu’il se trouvait dans des pays où la forte densité démographique fait en sorte qu’il est difficile de pratiquer la distanciation sociale. 

«On s’est finalement rendu en Tasmanie parce que ma copine avait un ami là-bas. C’était une région qui avait été épargnée par les brasiers. C’est vraiment en mars qu’on commençait à en parler tous les jours», a témoigné le trentenaire. 

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