Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

29 avril 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Les intervenants en protection de la jeunesse dénoncent leur surcharge de travail

Avec une activité de mobilisation à Val-d’Or

APTS - Mobilisation

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les travailleurs du Centre jeunesse de Val-d’Or se sont mobilisés pour décrier leur surcharge de travail.

SANTÉ - Les membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont fait connaître leur mécontentement, jeudi midi devant le Centre jeunesse de Val-d’Or, en dénonçant leur surcharge de travail.

Cette mobilisation fait partie d’une semaine nationale d’actions en protection de la jeunesse. Ces actions sont également en lien avec le dépôt du rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, sur le point d’être rendu public.

Les travailleurs exigent de meilleures conditions de travail afin de mettre fin aux nombreux départs de personnel. Parmi les demandes, l’APTS veut une prime à paliers récurrent, équivalent à 5% du salaire, jusqu’à 15% pour ceux qui ont atteint le seuil maximal. De plus, l’organisme souhaite ajouter cinq jours de congé supplémentaires.

«Avec ce rapport-là, on souhaite y retrouver des mesures pour faire en sorte que les intervenants et intervenantes aient le goût de venir travailler dans des centres jeunesse et d’y rester. Présentement, il y a vraiment un exode qui se vit dans les centres jeunesse partout dans la province», a expliqué la représentante nationale de l’APTS en Abitibi-Témiscamingue, Claudie Beaudoin.

Même si les demandes et les problèmes ont été acheminés au ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, le regroupement veut maintenant faire entendre sa voix auprès de la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel. Cette dernière avait proposé une prime de 2% au lieu de 3,5%, conditionnelle à l’abandon d’autres primes et de journées de congé.

«Ce que Mme Lebel propose présentement pour les centres jeunesse, c’est moins que ce que les gens ont présentement. Ce n’est vraiment pas intéressant», a tranché Mme Beaudoin.

Une demande en hausse

En plus de voir les employés quitter de plus en plus les centres jeunesse, ceux qui sont encore aux premières lignes avec les jeunes doivent composer avec une augmentation des demandes durant l’année scolaire. Selon le regroupement régional, 67 enfants sont en attente de services, tandis que 40 postes sont toujours vacants.

«Quand on parle de services dans les centres jeunesse, on ne parle pas de services à prendre à la légère. Ce sont des dossiers qui doivent être pris en charge rapidement. On ne doit pas tolérer les listes d’attente dans ce secteur-là, a illustré Mme Beaudoin.

«S’il y a un signalement, c’est qu’il y a une problématique familiale qui met à risque la santé et la sécurité de l’enfant. Ça peut être des abus ou toute autre situation de violence verbale ou physique dans la famille», a précisé la représentante régionale.

Au total, l’APTS regroupe 60 000 membres dans plusieurs secteurs d’emploi à travers le Québec. De ce nombre, 1600 d’entre eux sont au compte du Centre de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média