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03 mai 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

La COVID-19 inspire l’auteur et professeur Guy F. Blouin

Un roman fictif sur des faits recherchés

Guy F. Blouin - Covid: la conspiration

©gracieuseté

Le professeur de sciences Guy F. Blouin pose ici avec son troisième roman, «COVID-19 : la conspiration».

LITTÉRATURE - La présente pandémie aura été un terreau fertile pour l’écrivain et professeur de Senneterre Guy F. Blouin. S’inspirant d’articles de journaux parus dans les derniers mois, il a élaboré le roman «COVID-19 : la conspiration», lequel relate le rôle de la Chine sur les origines du virus qui envahit la planète. 

Décrivant son livre comme une fiction basée sur des faits réels, l’auteur a décidé de prendre une pause dans l’écriture de sa série des «Chroniques Lucifériennes» pour se concentrer sur ce projet, publié aux éditions La Plume d’Or. Après quatre mois de recherches sur le sujet et l’écriture, M. Blouin estime se rapprocher à 70% de la vérité, qu’on ne connaîtra probablement jamais, selon lui.  

Rassemblant des sources écrites, notamment par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), du Journal de Montréal et de Yahoo News, l’écrivain a voulu explorer une théorie bien précise, à savoir le rôle de la Chine sur un possible relâchement intentionnel du virus dans la population pour déstabiliser ses rivaux économiques. 

«J’ai voulu aborder cela comme le prof de sciences que je suis depuis 24 ans. J’ai choisi le roman pour me mettre un petit peu à l’abri. Je ne voulais pas publier un livre d’enquête et commencer à porter des accusations, précise le Senneterrien. 

«C’était assez évident que les gens allaient, un jour ou l’autre, se questionner à savoir s’il s’est passé un événement dans le laboratoire à Wuhan. J’ai beaucoup regardé l’attitude des Chinois et s’ils sont blancs comme neige et n’ont rien à se reprocher, ils devraient ouvrir leurs labos aux experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais ils se sont rétractés pendant un an», mentionne l’auteur.  

Une trop grande généralisation 

Durant toute sa préparation, Guy F. Blouin a toujours voulu garder sa démarche rigoureuse. De plus, il souhaite s’imposer lui-même un défi, soit de pondre une théorie qui pouvait potentiellement tenir la route. Néanmoins, il estime qu’il y a une nuance entre poser des questions critiques sur une situation et de faire des liens qui n’ont ni queue ni tête. Selon lui, la population a trop généralisé ces deux types de personnes au cours des derniers mois. 

«Oui, il y a des hurluberlus qui inventent toute sorte de théories qui ne tiennent pas la route. Ce que je trouvais désolant, c’est qu’on était passés à l’autre bout. Aussitôt qu’on utilise le mot ‘’complot’’, on se faisait rabaisser. C’est légitime de penser qu’il puisse y en avoir. Il y a des éléments assez sérieux pour penser que la Chine a peut-être commis quelque chose qu’on ne pensait pas», avance-t-il. 

Avec les avancées sur la neuroscience, le professeur s’inquiète des conséquences de la pandémie sur le cerveau humain, plus précisément sur l’optogénétique, un domaine basé sur l’activation d’une protéine (la channelrhodospine) par la lumière bleue de nos écrans. 

«Le Chili a demandé aux autres nations de passer une loi pour protéger l’esprit humain. Il soulève le fait qu’à partir des recherches faites aujourd’hui, on est capables de tripoter le cerveau. Si un État pense à mettre des lois contre ça, c’est que les recherches sont assez avancées pour qu’il y ait des craintes légitimes», note M. Blouin, qui se remettra bientôt au travail pour les deux prochains tomes des «Chroniques Lucifériennes». 

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