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09 juin 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

Nouvel honneur pour Jocelyne Saucier

L’écrivaine reçue compagne de l’Ordre des arts et des lettres du Québec

Jocelyne Saucier

©Ariane Ouellet

La romancière Jocelyne Saucier a été mise à l’honneur par le CALQ.

La Rouynorandienne Jocelyne Saucier figure parmi les 18 nouveaux membres de l’Ordre des arts et des lettres du Québec. 

Cette prestigieuse distinction accordée par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) vise à honorer les artistes, écrivains, gestionnaires et mécènes du milieu culturel ayant contribué remarquablement au rayonnement des arts et des lettres du Québec ici et à l’étranger. Les lauréats reçoivent le titre de compagne ou compagnon des arts et des lettres du Québec. 

Grâce à l’ensemble de son œuvre, Jocelyne Saucier a réussi à faire briller la culture québécoise, en outre grâce à ses romans «Jeanne sur la route» et «Il pleuvait des oiseaux». 

Parmi les récipiendaires de cette cuvée 2021, on y retrouve, entre autres, l’auteur-compositeur-interprète Robert Charlebois, la danseuse-étoile Anik Bissonnette ainsi que le cinéaste et metteur en scène François Girard. Afin de souligner l’évènement, des capsules vidéo mettant en vedette chacun des lauréats seront diffusées graduellement au cours des prochaines semaines. 

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De journaliste à autrice 

Née à Clair au Nouveau-Brunswick, Mme Saucier s’est établie en Abitibi-Témiscamingue avec sa famille à l’âge de 13 ans. Elle a quitté la région pour aller suivre des études en science politique afin de devenir journaliste. En 1968, à la suite de sa première année à l’université, Jocelyne Saucier est revenue dans sa région d’adoption avec deux comparses afin de démarrer un média d’information, Le Journal du Nord-Ouest. 

«L’Abitibi se mourait, les mines fermaient, les gens quittaient la région et nous, avec notre jeunesse et notre feu sacré, nous voulions la sauver grâce à l’information. Le journal a vécu trois mois et il est mort de sa belle mort», a confié la romancière. 

Mme Saucier est alors retournée compléter sa deuxième année universitaire afin de mieux revenir et lancer un autre journal, L’Hebdo de Rouyn-Noranda. 

«À cette époque, le journal La Frontière, qui appartenait à Jean-Pierre Bonneville, entretenait des polémiques toxiques. Quarante personnes avaient décidé d’investir chacune 1000 $ pour partir L’Hebdo de Rouyn-Noranda et ainsi faire concurrence à La Frontière. Les actionnaires étaient des gens de différentes allégeances politiques: il y avait des hommes d’affaires, des professionnels, des syndicalistes. Étant donné que le groupe d’actionnaires n’était pas homogène, le journal est mort faute d’argent. Donc, je suis retournée une fois encore à l’université pour faire ma troisième année d’études et je suis revenue de nouveau à Rouyn-Noranda, cette fois pour exercer le métier de journaliste. Le journalisme a contribué à mon enracinement en Abitibi-Témiscamingue», a-t-elle raconté. 

Vers un autre film? 

Jocelyne Saucier a toujours voulu écrire des romans. Elle a beaucoup apprécié son métier de journaliste, mais est venu un moment dans sa vie où elle a dû faire le choix entre continuer sa carrière en ou de se consacrer à l'écriture romanesque. 

Le dernier roman de Mme Saucier, «À train perdu», publié en septembre 2020, sera prochainement traduit en allemand, en anglais, en norvégien et en turc. Une adaptation cinématographique serait également envisageable au cours des prochaines années. 

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