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13 juillet 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

La juge Descôteaux: «Un crime répugnant!»

200 heures de travaux communautaires pour avoir volé sa mère

Justice

©Photo: Archives - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Une malheureuse histoire impliquant une dame qui a volé des milliers de dollars à sa mère atteinte de problèmes cognitifs s’est réglée dernièrement au palais de justice de Val-d’Or.

L’accusée, âgée de 61 ans, a écopé d’une sentence suspendue assortie d’une probation de 24 mois et de 200 heures de travaux communautaires à effectuer en 18 mois, après avoir plaidé coupable à une accusation d’avoir fraudé sa mère de 85 ans pour un montant se situant entre 5000 et 6000 $ via des transactions bancaires.

Cette peine prononcée par la juge Denise Descôteaux, de la Cour du Québec, découle d’une suggestion commune soumise au tribunal par l’avocate de la défense, Me Érika Marier, et la procureure de la Couronne, Me Catherine Chabot, à la suite de négociations entre les deux parties.

«Vous avez volé votre propre mère qui n’avait pas les capacités mentales pour s’en rendre compte. C’est un crime répugnant!, a lancé la juge Descôteaux à l’accusée (dont on taira le nom pour préserver l’anonymat de la victime).

«Les gestes posés envers votre mère sont très graves. Vous avez pris son argent pour vous en servir dans un but personnel, alors que les personnes âgées doivent être protégées», a renchéri la magistrate après avoir entériné la peine suggérée par les deux avocates au dossier.

Pour un homme du Texas

Selon les faits relatés au tribunal, l’affaire s’est déroulée sur une période de six à sept mois, de mars à septembre 2019. Il a été démontré que l’accusée avait agi de la sorte pour envoyer de l’argent à un homme du Texas rencontré virtuellement, dans l’espoir de le voir en personne éventuellement. «Madame n’est plus en relation avec cet homme», a précisé Me Marier.

Toujours selon les faits présentés au tribunal, des soupçons ont commencé à apparaître quand un employé d’une banque a relevé que l’accusée se faisait faire des chèques par sa mère. Une autre banque a plus tard remarqué des retraits par guichet automatique qui soulevaient des doutes. «Les policiers ont enquêté et Madame a avoué avoir pris de l’argent à sa mère pour une somme de 5000 à 6000 $», a signifié Me Chabot à la cour.

L’accusée craignait de ne plus pouvoir visiter sa mère ni d’en prendre soin, sauf que la juge Descôteaux l’a rassurée sur ce point en lui faisant savoir que l’objectif de cette sentence n’était pas de l’empêcher de voir sa mère, mais bien de faire en sorte que les gestes reprochés ne se reproduisent plus. «Madame continue de rendre service à sa mère et de lui prodiguer des soins, il n’y a pas d’interdiction de contacts dans l’entente, mais Madame ne s’occupe plus de l’argent de sa mère», a indiqué Me Marier au tribunal.

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