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16 juillet 2021

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Les frais reliés aux travailleurs étrangers temporaires explosent

De 208,50$ à 2731,60$

Agriculture moisson

©Photo Le Citoyen - Archives/Patrick Rodrigue

Les agriculteurs veulent plus d’aide pour assumer les coûts de quarantaine reliés aux travailleurs étrangers essentiels.

Des agriculteurs de la région doivent payer jusqu’à treize fois plus cher pour les frais reliés aux travailleurs étrangers essentiels à leur entreprise.

«C’est une question d’assurer la vitalité de toutes les régions, d’occuper notre territoire, d’éviter l’accaparement des terres et de maximiser les usages de notre sol.» Sébastien Lemire

Selon Megan Sigouin, de la Ferme Baril bon lait, de Lorrainville, avant la pandémie, les seuls frais que les agriculteurs devaient assumer étaient le transport de Montréal à Rouyn-Noranda au coût de 208,50$ le billet d’autobus.  

Aujourd’hui, étant donné la situation sanitaire, les agriculteurs doivent débourser 1400$ pour le transport, payer le salaire pendant la période de quarantaine , 831,60$ (2 semaines de 30h au taux horaire de 13,86$), davantage si la quarantaine se prolonge, en plus de l’hébergement pour ladite quarantaine, 500$ pour deux semaines. Le coût total atteint maintenant 2731,60$ par travailleur, avant même qu’il ne commence à travailler. Fait à noter, la Ferme Baril bon lait a réussi à regrouper deux travailleurs et réduire ses frais à 2031,60$, par travailleurs.  

Aide de 750$ jugée insuffisante  

Pour soutenir les agriculteurs, le gouvernement fédéral accordait une aide maximale de 1500$ par travailleur, aide qui a été réduite à 750$, à partir du16 juin.  

«C’est largement insuffisant», dénonce Mme Sigouin. Même son de cloche de la part de Florence Colinet de l’entreprise Les pommes de terre du Témiscamingue, qui représente le groupe d’agriculteurs concernés. «Nos fermes occupent notre territoire, contribuent à la vitalité de notre région et à la sécurité alimentaire des citoyens. Nous vivons de grands défis liés à la distance, comme celle de rassembler une masse critique de travailleurs étrangers, pourtant chacun d’eux est essentiel pour nous. Avec la Covid-19, nous devons veiller à transporter ces travailleurs entre Montréal et ici, ce qui implique soit des coûts importants de transport, soit du temps et des risques que nous devons prendre nous-même. Nous dépensons en moyenne plus de 2000$ par travailleurs. Heureusement, nous pouvons compter sur un soutien entre nous, mais étant donné que nous représentons un secteur économique important, il serait logique d’obtenir nous aussi des aides appropriées», a-t-elle soutenu. 

Une situation que dénonce également le député d’Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire. «C’est une question d’assurer la vitalité de toutes les régions, d’occuper notre territoire, d’éviter l’accaparement des terres et de maximiser les usages de notre sol. Le montant octroyé dans le cadre du programme d’aide pour l’isolement obligatoire des travailleurs étrangers temporaires  devrait être bonifié pour couvrir les besoins réels durant toute la période où des quarantaines et des mesures sanitaires auront à rester en place, et même envisager cette aide à long terme, par souci d’équité pour les agriculteurs plus loin des aéroports internationaux.», a-t-il insisté.  

Commentaires

17 juillet 2021

Jacques Veillette

Pourquoi ne pas prendre lea assistés sociaux de ses régions qui sont pour la plupart aptes au travail et les obligées à travailler pour le bien de la communauté

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