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20 juillet 2021

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

L’Auberge Jodoin reprend vie au Parc Opémican

Une restauration parfaitement réussie

Megghane Leblanc-Roy

©Lucie Charest

Megghane Leblanc-Roy, guide-patrouilleuse-naturaliste, donne déjà l’impression d’être entièrement imprégnée de l’histoire de ces lieux.

Ceux qui avaient visité les lieux avant que la Pointe d’Opémican ne devienne partie intégrante d’un parc national auront l’impression qu’un simple coup de balai et d’époussetage ont permis de découvrir les textures et la richesse de l’Auberge Jodoin, un bâtiment construit en 1883.

«Il y a encore des matériaux d’origine, s’est réjouie Megghane Leblanc-Roy, guide-patrouilleuse-naturaliste, en faisant visiter les lieux au Citoyen. Il y a des planches qui ont simplement été retournées.»

Pas étonnant, dès lors, d’avoir l’impression de faire un saut dans le temps en traversant le seuil de la porte. L’odeur, les textures et des panneaux d’interprétation accueillent les visiteurs à bras grands ouverts. Tant et si bien qu’en fermant les yeux, on a pratiquement l’impression d’entendre le murmure des gens qui y séjournaient.

Auberge Jodoin

©Lucie Charest

Le bâtiment a été restauré, sinon avec ses matériaux d’origine, à tout le moins avec des matériaux similaires afin d’en préserver le cachet authentique.

Inauguration

L’Auberge Jodoin a été entièrement restaurée au coût de 1,7 million $. Ce vaste projet de restauration du deuxième plus vieux bâtiment toujours debout dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, après la Maison du Frère-Moffet, a été inauguré le 20 juillet.

Sa réalisation s’est faite dans le souci de conserver l’esprit et l’authenticité des lieux. Plusieurs éléments ont été reconstruits d’après le modèle original, dont les portes, les fenêtres, la peinture, le bardeau de cèdre, les balcons, les lucarnes. Les travaux ont aussi consisté en un remplacement de la toiture de tôle, la consolidation structurale des planchers et l’ajout d’une salle mécanique.

«Si les murs de l’Auberge Jodoin pouvaient parler, ils raconteraient la force, le génie et la résilience des bâtisseurs de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, a déclaré Pierre Dufour, ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. Au-delà de son rôle de moteur économique, le Parc national d’Opémican est une source de fierté pour l’ensemble de la communauté qui a rendu possible sa création.»

Travail d’équipe et «work in progress»

Pour André Despatie, directeur général des parcs nationaux et des campings de la Sépaq, l’inauguration de l’Auberge Jodoin, bâtiment classé patrimonial par le ministère de la Culture, se veut une illustration tangible de l’implication des communautés locales et des Premières Nations. «La création et la réussite de ce parc national méritent d’être saluées. Il s’agit d’un bel exemple de collaboration respectueuse et fructueuse pour tous», a-t-il souligné.

Année, après année, depuis sa création en 2013 et son inauguration en 2019, le parc révèle de nouveaux attraits. «L’Auberge Jodoin constitue le dernier et non le moindre de ces attraits, a noté la préfète de la MRC de Témiscamingue, Claire Bolduc. Bienvenue à tous dans cette visite du passé qui rappelle toute la contribution de notre territoire à la prospérité du Québec. C’est tout un pan de l’histoire économique du Québec qui se trouve ici.»

Auberge Jodoin

©Lucie Charest

L’odeur, les textures et des panneaux d’interprétation accueillent les visiteurs à bras grands ouverts.

Au pays des découvertes

Dans un avenir proche, un nouveau parcours d’interprétation historique sera intégré dans l’auberge. On y retrouvera des jeux pour les enfants, des panneaux informatifs, une carte animée, des boîtes à souvenirs avec du contenu audio et plus encore. Une salle de toilettes a aussi été aménagée à même le bâtiment.

Fait intéressant, pendant les travaux, des fouilles réalisées par une équipe de huit archéologues, soutenue par les communautés locales des Premières Nations, ont mené à d’intéressantes découvertes. Parmi elles, cinq foyers qui rappellent la présence plusieurs fois millénaire des autochtones sur le site, mais aussi une pointe de projectile, de la poterie, des outils de pierre, des médaillons en cuivre, des pièces de monnaie gravées entre 1858 à 1901 et même un dé à coudre.

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