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10 août 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Donner la vie à son enfant… une deuxième fois!

Sabrina Lemay s’apprête à donner un de ses reins à sa fille Coralie

AE-SabrinaCoralie

©Gracieuseté - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Sabrina Lemay peut espérer voir la santé de sa fille Coralie s’améliorer grandement à la suite de son don de rein, prévu cet automne à Montréal.

Coralie Pedro, une jeune fille de 12 ans de Val-d’Or, pourra probablement reprendre une vie normale très bientôt. Sa mère, Sabrina Lemay, est compatible et apte à lui donner un de ses reins pour ainsi lui sauver la vie.

Depuis qu’elle a appris que sa fille souffre d’une maladie auto-immune qui rend ses reins fragiles, Mme Lemay ne lésine pas sur les moyens pour assurer sa survie. Au point où elle posera un geste d’amour ultime en lui donnant un rein lors d’une greffe prévue pour cet automne.

Alors que sa fille n’avait que 11 ans, elle s’est mise à saigner du nez et à avoir d’autres symptômes, mais rien qui laissait présager quelque chose de plus grave. Pour savoir de quoi il était question exactement, il a fallu faire un premier voyage à Montréal, comme se souvient Sabrina Lemay.

« Les résultats disaient qu’elle était atteinte d’une maladie auto-immune. Donc, son corps s’attaque à lui-même par une maladie qui s’appelle le lupus, qui est une maladie aux mille visages. Qui peut attaquer le cerveau, le cœur, les poumons, les reins. Pour ce qui est de ma fille, le lupus s’est attaqué à ses reins », indique Mme Lemay, directrice du développement des affaires au journal Le Citoyen dans la vie de tous les jours.

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Vivre entre deux avions

Dès lors, mère et fille ont commencé une longue lutte pour préserver la santé et le moral, avec plusieurs allers-retours en avion entre Val-d’Or et Montréal. C’est que Coralie a dû faire l’école à la maison, entre deux dialyses.

« Je savais qu’elle n’allait pas pouvoir vivre l’école secondaire parce qu’elle était supposée entrer en secondaire 1 (l’an dernier), à l’École internationale. On la voit plus retourner à l’école en secondaire 3 en présentiel, mais pour la prochaine année (2021-2022), ce sera des mois, et (attendre de savoir) que le rein est accepté, qu’elle va bien et que sa maladie auto-immune ne s’est pas réveillée », indique Sabrina Lemay.

Contrainte de poursuivre ses études à la maison pour le moment, Coralie, qui entre en secondaire 2, dit pourtant adorer l’école et se voit déjà pratiquer le métier de ses rêves. « J’aimerais ça être architecte, parce que j’aime vraiment dessiner et des choses comme ça », exprime la demoiselle qui fêtera ses 13 ans le 10 septembre, très contente de pouvoir bénéficier d’un rein de sa mère, un procédé qu’elle dit trouver moins douloureux et plus rapide. 

Montagnes russes d’émotions

Sabrina Lemay témoigne avoir vécu avec des émotions en montagnes russes, surtout à l’annonce que son rein est bel et bien compatible pour sa fille.

« La journée où on a reçu l’appel du CHUM (le Centre hospitalier de l’Université de Montréal) pour nous confirmer la compatibilité, ç’a été pour moi et Coralie un grand moment, un moment hyper émouvant parce qu’on savait qu’il y avait une finalité dans le cadre de ses reins. Pas sa maladie, mais ses reins. C’est un moment où on a pleuré les deux ensemble », relate Mme Lemay, encore très émue par ce souvenir.

En larmes, elle ajoute qu’il est tout naturel pour une mère de « donner la vie une deuxième fois à son enfant ». Pour sa part, Coralie est plus qu’optimiste et compte déjà reprendre une vie normale. « Je suis contente que ce soit finit, dit-elle d’abord. J’aimerai bien manger une poutine, parce que ça fait longtemps. Me baigner aussi, parce que je ne peux pas sauter ni faire des choses trop brusques, je pourrais déchirer mon plastique », explique l’adolescente.

Sa mère aussi est pleine d’espoir pour l’avenir. « On dit que ceux qui sont traités retrouvent plus rapidement leur énergie que ceux qui ont donné leur rein. C’est donc tout ce que je souhaite pour ma fille », termine-t-elle.

Une opération sous escorte policière!

La journée de la greffe à Montréal sera digne d’un bon film de suspense, on dirait bien. «Le chirurgien commence l’opération de Coralie à l’hôpital Ste-Justine et il se déplace ensuite au CHUM pour prélever mon rein, avant de retourner à Ste-Justine sous escorte policière pour compléter l’opération de Coralie, décrit Sabrina Lemay. L’arrivée du rein à l’hôpital est alors filmée par l’équipe médicale car c’est toujours un moment très émouvant.»

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