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09 septembre 2021

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

La pénurie de main-d’œuvre pourrait se poursuivre jusqu’en 2032

Taux de chômage à 3,5%

Nous embauchons main-d'œuvre

©Photo Le Citoyen-Thierry de Noncourt

La pénurie de main-d’œuvre risque de durer encore longtemps en Abitibi-Témiscamingue.

La pénurie de main-d’œuvre risque de perdurer jusqu’en 2032 en région, selon les données colligées par l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue. Au deuxième trimestre 2021, le taux de chômage n’était que de 3,5%, alors qu’il se situait à 10,8% au même trimestre 2020, en pleine pandémie.

Avec un taux d’emploi de 63,1%, la région est au premier rang québécois et légèrement derrière Chaudière-Appalaches quant au taux de chômage, qui atteint 3,4%.  

Actuellement, la population active est de 77 400 personnes en région, contre 69 600 en 2020.  Le nombre de chômeurs est de 2700 contre 7500 l’an dernier, un écart de 4800 personnes.  

La crise de la main-d’œuvre est prévue depuis plus d’une vingtaine d’années par les démographes. Le taux de chômage régional atteignait 14,9% en 1998 et 7,8 %, dix ans plus tard, en 2008. En 2021, selon l’indice de remplacement de la main-d’œuvre, on compte 68,9 jeunes de 20 à 29 ans pour 100 personnes de 55 à 64 ans. Cet indice est largement inférieur à la moyenne québécoise de 82,5. Selon les projections actuelles, ce ne sera qu’à partir de 2032 que ce taux s’équilibrera pour retrouver un indice de 100. Les MRC de Rouyn-Noranda et Val-d’Or atteindraient cet équilibre un peu plus tôt, en 2029 et 2031 respectivement. Il y avait quelque 2540 postes vacants au premier trimestre de 2021 contre 3010 au quatrième trimestre de 2020, en région.  

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Recrutement et conditions de travail 

Pour plusieurs, la solution passe par l’immigration, mais d’autres facteurs peuvent aussi être en cause. «Un taux de chômage bas, voire très faible, dans une profession peut indiquer une relative rareté de main-d’œuvre, tandis que des postes vacants depuis longtemps peuvent signaler des problèmes de recrutement», pouvait-on déjà lire dans la revue «Regard sur le travail», à l’hiver 2011.  

«À la suite d’une hausse de la demande pour certains groupes de travailleurs spécialisés, le nouvel équilibre sur le marché du travail comportera un salaire plus élevé, reflétant la rareté de ces travailleurs. Si les employeurs ne veulent pas embaucher de travailleurs au nouveau salaire, il n’y a pas de pénurie de main-d’œuvre au sens où l’entendent les économistes. Cependant, à court terme, jusqu’à ce que les employeurs se résignent au fait que les salaires ont monté, certains se plaindront d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée», peut-on lire dans la même publication.  

Ainsi, des efforts pourraient éventuellement être investis dans le recrutement et les conditions de travail pour permettre une meilleure rétention et un recrutement plus efficace, toutefois, cela n’apporterait pas de changement sur le plan de la démographie.  

D’autres pistes de solution pourraient inclure un accroissement de la qualification par la diplomation (reconnaissance des acquis), plus d’intégration des Premières Nations et des personnes sous représentées (jeunes moins scolarisés, immigrants, avec incapacités), investissements en innovation, valorisation des métiers et maintient de l’attractivité régionale par l’accès au logement, aux services de garde et de proximité et à la mobilité. 

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