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Élections fédérales 2021

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10 septembre 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Un débat avec de bons élans, sans coup de circuit

Débat 2021 Abitibi-Baie-James-Nunavik Eeyou

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les cinq principaux candidats de la circonscription d’Abitibi – Baie-James – Nunavik – Eeyou ont pu faire valoir leurs lignes directrices, en personne, lors du débat de jeudi soir.

POLITIQUE - Sans tonnerre ni feux d’artifices, les cinq principaux candidats/candidates du comté d’Abitibi – Baie-James – Nunavik – Eeyou ont eu l’occasion de croiser le fer dans un débat organisé par la Chambre de commerce de Val-d'Or, jeudi soir. Rassemblés au Pavillon des Premiers Peuples, ils et elles ont fait valoir leurs points pour tenter de gagner des votes.

Au courant de la soirée, Didier Pilon (Parti vert), Steve Corriveau (Parti conservateur), Sylvie Bérubé (Bloc québécois), Lise Kistabish (Parti libéral) et Pauline Lameboy (NPD) ont débattu sur trois grands enjeux régionaux : le développement économique, la question autochtone et l’environnement. Si chacun et chacune a pu y aller de quelques bons élans, personne n’a vraiment réussi à frapper un coup de circuit. 

Députée sortante dans le comté, Mme Bérubé a essuyé possiblement la plus grosse attaque de la soirée, sur le dossier de la langue française. Croyant que le français devrait être protégé à tout prix, celle-ci a eu certaines réponses sur le fait qu’il y a cinq langues autochtones, toutes aussi en déclin, sur le territoire de la circonscription et que les communautés sont à prédominance anglophone. 

Les émotions ont également monté d’un cran pendant quelques instants, sur la question de l’amélioration des relations entre les allochtones et les autochtones. Si les candidats vert, conservateur et bloquiste ont promis des actions pour panser les blessures du passé, Lise Kistabish et Pauline Lameboy se sont levées à la faveur de réels changements. 

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«Sans manquer de respect, M. Pilon, M. Corriveau et Mme Bérubé ne savent pas ce que l’on ressent comme membre des Premières Nations. Je suis désolée, mais vous ne le savez pas. La réconciliation, ce n’est pas juste un mot. C’est avec des actions et avec la compréhension de chaque nation que ça va se faire», a affirmé avec vigueur Pauline Lameboy. 

«Ce qui est aussi venu me chercher, c’est quand on a dit que Mary Simon n’était qu’un symbole. Ça m’a piquée au vif. C’est une femme leader autochtone qui s’est démarquée et qui a réussi à monter dans les grades», a renchéri Lise Kistabish, en référence à un commentaire de Didier Pilon sur la nouvelle gouverneure générale du Canada. 

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Originaire de Chisasibi, Pauline Lameboy a présenté ses idées aux gens de la Vallée-de-l'Or

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Lise Kistabish a dû défendre le bilan de son chef, Justin Trudeau, durant la soirée.

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Sylvie Bérubé et Steve Corriveau ont été parmi les principaux acteurs du débat.

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les cinq candidats invités ont débattu sur la question environnementale, les relations avec les Autochtones et le développement économique

©Pierre-Olivier Poulin - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Âgé de 18 ans, Didier Pilon a démontré tout son audace en participant à son premier débat.

Ramener le pouvoir aux conservateurs 

Même s’il en est à sa première expérience en tant que politicien, Steve Corriveau est probablement celui qui s’est le plus démarqué au courant de la soirée. En mission pour ramener un premier député conservateur dans Abitibi – Baie-James – Nunavik – Eeyou depuis 1993, celui-ci a dû répondre à quelques remarques sur les lignes de son parti, spécialement sur la question environnementale. 

«Ici, ça fait des décennies qu’il n’y a pas eu un conservateur élu en Abitibi. Il faut remonter à Guy St-Julien, un homme respectable que j’admirais et dont mon père a travaillé pour lui. La côte est élevée, mais une campagne, c’est long. Les gens ont pu s’apercevoir qu’il y avait une place pour les nationalistes québécois chez les conservateurs. Je pense être en mesure d’incarner ce rôle», s'est exprimé M. Corriveau après le débat.  

Partenaire de danse verbale de M. Corriveau et de Mme Kistabish à quelques reprises durant le débat, Sylvie Bérubé croit avoir livré la marchandise pour convaincre les électeurs de la ramener au poste de députée, le 20 septembre. 

«Savez-vous, je ne pense pas que les attaques étaient nombreuses envers moi. Je pense que ce sont les conservateurs qui en ont reçu le plus. Je demeure très fière du débat de ce soir», a analysé Mme Bérubé. 

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