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14 septembre 2021

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

De Stéphane à Jérôme, la passion de l’arbitrage coule chez les Tremblay

Une deuxième génération d’arbitre en chef dans la LHJMQ

Jérôme Tremblay - LHJMQ

©gracieuseté - Denis Morin

Jérôme Tremblay deviendra le deuxième membre de sa famille, après son père Stéphane, à devenir arbitre en chef dans la LHJMQ.

HOCKEY - Enfant, le Valdorien Jérôme Tremblay admirait son père, en train d'imposer l’ordre sur les différentes patinoires de la LHJMQ en tant qu’arbitre en chef. Une dizaine d’années après la retraite de Stéphane Tremblay, le fils prendra la relève pour sa première saison officielle au sein de la LHJMQ dans l’uniforme zébré.

Membre du programme provincial depuis les 11 dernières années, Jérôme a été officialisé en tant qu’arbitre en chef dans la LHJMQ, le 24 août dernier, rejoignant trois autres nouveaux membres du Québec et deux autres des Maritimes. Si l’Abitibi-Témiscamingue a déjà formé quelques juges de lignes dans les dernières années, elle n’avait pas fourni d’officiels en chef dans la LHJMQ depuis la retraite de Stéphane Tremblay, en 2011. 

«Comme je dis souvent, le vendredi soir, quand je m’en vais arbitrer à l’aréna, c’est plus pour le plaisir. Il y a une paie qui vient par la suite, mais c’est du bonus. On peut voir ça comme un side job, mais je ne vois pas ça comme un travail. J’ai du fun avec les gars et j’aime le sport. C’est principalement pour ça que je fais ça», confie la nouvelle recrue. 

Même si le nom de famille lui colle un peu à la peau dans la région, Jérôme Tremblay considère avoir dû tracer sa propre voie pour arriver à ses fins. 

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«Mon père a toujours été là quand j’avais des moments difficiles, pour parler après les matchs. C’est toujours utile d’avoir un proche qui est dans le milieu afin de discuter et avoir son opinion. Au niveau du développement, ça m’a aidé, mais mon père n’a pas été un facteur déterminant à ma graduation», assure le fils. 

Ce dernier a même pu goûter à l’expérience de la LHJMQ, le 29 décembre 2019, lors d’un match entre les Huskies de Rouyn-Noranda et les Foreurs de Val-d’Or. Se trouvant dans la région pour les vacances de Noël, il a été appelé à prendre la relève d’un collègue incommodé par une blessure. 

«C’est ma Ligue nationale» 

Ayant fait énormément de sacrifices afin de se rendre jusqu’au circuit Courteau, il aurait été tentant pour l’Abitibien de faire le trajet jusqu’au bout pour atteindre les niveaux supérieurs, jusqu’à la Ligue nationale de hockey (LNH). 

Professeur à l'école secondaire de Mirabel, l’officiel ne pense pas aller plus loin, préférant une vie familiale au lieu de se promener un peu partout en Amérique du Nord. 

«Juste pour aller dans la Ligue américaine, ça prend un niveau d'engagement beaucoup plus élevé. Tu es parti 20 jours par mois, tout le temps sur la route et dans les hôtels. Si tu veux une famille et un semblant de vie normale, c’est un choix à faire. J’ai choisi d’arbitrer les fins de semaine et d’avoir un équilibre», a confié l’homme dans la fin vingtaine. 

Au courant de l’entretien, Jérôme Tremblay a mentionné une nouvelle tendance qui se dessine dans le monde de l’arbitrage, surtout dans la province. 

«Je suis maintenant rendu à 28 ans. La LNH cherche surtout d’anciens joueurs et n’est pas à la recherche d’arbitres de la province. Quand tu es Québécois, c’est plus dur d’atteindre la LNH. Par contre, le junior majeur est ma petite Ligue nationale», raconte celui qui a joué quelques années dans le niveau CC au hockey mineur. 

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