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14 septembre 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Ruptures de services possibles à l’urgence de Senneterre : «Nous sommes outrés et indignés!»

Le maire Matte n’a pas l’intention d’en rester là

Jean-Maurice Matte

©Photo: Archives - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte.

À Senneterre, on est carrément tombés en bas de sa chaise en prenant connaissance des propos du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui a lâché en point de presse, mardi après-midi à Québec, que l’urgence de l’hôpital de Senneterre pourrait fermer quelques heures par jour, sur une base temporaire, dans le cadre de ruptures de services dues au manque de personnel au sein du réseau de la santé.

De toute évidence, personne à Senneterre ne l’avait vu venir, celle-là. Des annonces à cet égard pourraient venir dès mercredi. «On est tous sous le choc. Nous n’étions pas au courant à la Ville, l’administration locale de l’hôpital, le personnel et même les médecins n’étaient pas au courant non plus!, a signalé le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte.

«Ça ressemble à un plan visant à déshabiller Pierre pour habiller Paul… Le système de santé ne fera aucun gain et, de cette manière, on s’éloigne de la vocation du CISSS d’offrir des services de proximité. Ça n’a pas de bon sens. Et de l’apprendre de cette façon-là, c’est encore pire. En plus, on nous annonce la fermeture de quatre lits d’hospitalisation. Nous sommes outrés et indignés!», a-t-il renchéri.

Selon M. Matte, le ministère de la Santé a choisi de niveler la situation par le bas avec un plan de contingence. «On aimerait bien le voir, ce plan, a-t-il signifié. Tout le monde sait qu’il n’y a rien de plus permanent qu’une solution temporaire. Ça ne passe pas dans la population, le téléphone ne dérougit pas depuis cet après-midi (mardi), on va demander une révision de ce plan de contingence et on va revendiquer fort pour garder notre urgence ouverte 24 heures par jour», a lancé le maire Matte.

Des urgences bien en selle?

Jean-Maurice Matte estime que le Ministère pourrait d’ailleurs se buter à des refus de la part de membres du personnel de la santé œuvrant dans sa municipalité. «Ils ont fait le choix de travailler à Senneterre; je ne suis donc pas sûr qu’ils vont accepter de se déplacer ailleurs», a-t-il avancé.

Le maire de Senneterre n’a pas manqué de rappeler au passage la récente déclaration de Caroline Roy, PDG du Centre de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT), à l’effet que les urgences étaient bien en selle dans la région.

«J’apprécie beaucoup Mme Roy, mais j’ai l’impression qu’elle est en train de se faire imposer un plan de contingence par le gouvernement. Dans ce cas, le CISSS devrait mettre son pied à terre et rejeter ce plan en rappelant qu’on a un modèle gagnant ici en services de proximité, a-t-il mentionné. Le ministre met ça sur le dos de la pénurie de main-d’œuvre, sauf que cette pénurie pourrait durer jusqu’en 2031… Nous, on est prêts à se mettre en mode solutions.»

Des gens inquiets et stressés

M. Matte a également fait remarquer qu’à Senneterre, c’est le personnel infirmier qui prend soin des résidents en CHSLD. Selon lui, ces ruptures de services appréhendées sèment donc beaucoup d’inquiétude.

«Ce sont eux qui tombent dans le stress le plus prononcé. Ces 60 résidents ont besoin d’un centre de santé dont les portes sont ouvertes en tout temps, pas de portes fermées, a-t-il souligné. On va perdre nos médecins et il n’y aura même pas de gains pour la région. C’est comme si on prenait la population de Senneterre comme étant moins importante», a conclu le maire Matte.

Commentaires

15 septembre 2021

Louise Daigneault

On a besoin de ce service chez nous. Ma famille en a fait l'expérience quand ma mère a été hospitalisé durant l'hiver 2021. Nous avons de bons médecins et du bon personnel infirmier avec des services disponibles chez nous et il faut que ça reste comme ça. Pas question d'accepter ce que le ministre propose.

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