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15 septembre 2021

Jessica Gélinas - jgelinas@lexismedia.ca

Fanny Lehouiller en vedette dans la télé-réalité «Chefs de bois»

Une compétition culinaire à saveur du terroir

Chefs de bois 1

©Photo Karine Dufour

«C’est l’expérience d’une vie. Honnêtement, ç’a été une très belle expérience. Je le conseille à tous ceux qui veulent sortir de leur zone de confort et vivre quelque chose de fou», a fait valoir Fanny Lehouiller.

La chef Fanny Lehouiller, originaire de Rouyn-Noranda, fait partie de la première édition de la télé-réalité «Chefs de bois». Disponible sur Vrai, la nouvelle plateforme de Vidéotron, la série met au défi 10 chefs qui se retrouvent isolés dans le bois avec le strict minimum. En faisant preuve d’imagination, les candidats doivent impressionner le chef Martin Picard en concoctant des plats avec des produits du terroir.

Adepte de la nature et de la cuisine, le concept de la télé-réalité a tout de suite plu à Fanny Lehouiller. «J’ai dit : voyons, c’est sûr que je m’inscris, ça l’air complètement fou! Puis finalement, je me suis inscrite à la dernière minute, il restait deux heures avant que les inscriptions se terminent. J’ai envoyé ma candidature et j’ai été choisie», a raconté Mme Lehouiller.  

Lors du processus d’inscription, les candidats devaient envoyer une vidéo et remplir un questionnaire. Lorsque leur candidature était retenue, ils devaient passer une audition où la production les «cuisinait» afin de mieux connaitre leur personnalité.  

«J’étais quand même stressée, je suis une fille un peu timide, surtout pour des entrevues. Je me suis dit que je devais rester moi-même, de bien répondre aux questions et de faire de mon mieux. C’est ce que j’ai fait et ça quand même très bien été», a confié la chef originaire de Rouyn-Noranda. 

L’expérience et la personnalité de Mme Lehouiller ont tout de suite attiré l’attention de l'équipe de production de Toast Studio. «Fanny est une fille qui a un parcours de vie vraiment impressionnant en plus d’être pétillante. C’est quelqu’un qui peut être réservée, mais dans le milieu culinaire, elle est affirmée. C’était cette dualité qu’on aimait chez cette candidate», a fait valoir Isabelle Gamelin, productrice de la série. 

Chefs de bois 3

©Photo Karine Dufour

«Chefs de bois» est un concept 100% original créé par la boite de production Toast Studio en collaboration avec Québecor Contenu.

Cuisiner en forêt 

Dans cette compétition culinaire animée par Mathieu Baron, les candidats doivent faire preuve de créativité et d’inventivité, car ils sont tenus de composer avec très peu. En effet, les participants ont à leur disposition un rond de feu et le strict minimum au niveau des ustensiles et des plats de cuisson. 

«Je n’avais jamais cuisiné sur le feu comme ça, donc c’est sûr que ç’a été une belle expérience. J’ai appris, car il faut être débrouillard. Tu n’es pas dans une cuisine où tu peux faire mille choses avec tout ton équipement», a expliqué Fanny Lehouiller. 

Les chefs devaient également cuisiner avec des fruits et légumes du Québec, des produits de la forêt boréale ainsi que du gibier. 

En plus d’être juge, le chef Martin Picard agissait aussi à titre de mentor. «Au début, Martin avait l’air quand même sévère et dur, mais j’ai trouvé que c’était un homme extrêmement sensible et passionné. Parfois, j’avais des frissons quand il parlait, parce que je trouvais que ce qu’il disait était vrai et beau. Tu vois que la cuisine c’est toute sa vie. C’est le fun de pouvoir cuisiner pour une personne comme lui», a mentionné la candidate de Chefs de bois.  

«C’est l’expérience d’une vie. Honnêtement, ç’a été une très belle expérience. Je le conseille à tous ceux qui veulent sortir de leur zone de confort et vivre quelque chose de fou», a fait valoir Fanny Lehouiller.

Des conditions dignes d’un «Survivor»  

En plus des défis culinaires, les participants étaient confrontés à des conditions dignes d’un «Survivor». En effet, à peine arrivés en hydravion près du lieu de campement, les candidats étaient déjà mis à l’épreuve. Ces derniers devaient plonger dans l’eau froide pour ensuite marcher un certain temps en forêt pour finalement découvrir leur milieu de vie rudimentaire. Dans leur tente, les participants n’avaient pas de lit ni de sac de couchage. Ils avaient seulement droit à une couverture.  

«On a dû s’organiser en se faisant des lits avec du sapin, il fallait être autonome. Chaque jour, il fallait alimenter notre feu, donc le matin on se levait, on buchait notre bois, on partait le feu central et après on faisait chacun notre feu. On préparait le déjeuner pour tout le monde, on mangeait que du gruau. C’était des journées quand même bien remplies, longues et fatigantes, car quand tu manges seulement du gruau, un moment donné, tu deviens faible. On avait le droit de manger les repas que nous avions préparés pour les défis. Souvent on ramassait tout et on faisait un melting pot. Souvent on faisait un gros ragoût, parce que, lorsqu'on a commencé les tournages, il a commencé à faire froid, alors on avait besoin d’un peu de réconfort, a raconté la chef. Me baigner dans l’eau froide en plein mois d’octobre et ne pas me laver pendant deux semaines j’ai trouvé ça intense. Ce sont des expériences où tu te demandes comment tu arrives à faire ça, mais finalement tu le fais», a-t-elle ajouté. 

Chefs de bois 2

©Photo Karine Dufour

Les tournages de la deuxième saison de «Chefs de bois» devraient débuter vers la fin septembre.

La création d’une fratrie 

Coupés de tout et complètement isolés dans la nature, les candidats de «Chefs de bois» ont rapidement créé des liens entre eux. 

«De prime à bord les cuisiniers et les chefs ce sont des gens de brigade. C’est un monde où les gens se tiennent, se supportent, s’entraident et se respectent beaucoup. Malgré la compétition, il y avait de l’entraide, certains ont eu la générosité de transmettre leurs connaissances à d'autres chefs. C’est ça aussi la beauté de «chef de bois». C’est ce qui en sorte que c’est une télé-réalité différente des autres, a raconté Mme Gamelin. Ça n’empêche pas qu’il y a des alliances qui se sont formées et des stratégies qui se sont mises en place, mais autour du feu, il y avait aussi de l’amitié et de la reconnaissance», a-t-elle ajouté.  

Cette harmonie de groupe a cependant corsé le processus des éliminations. Le chef Martin Picard avait la tâche de mettre les candidats en danger, mais ce sont les chefs qui avaient la lourde responsabilité de décider de qui devait quitter l’aventure. 

«On était vraiment une belle gang. Quand on s’est laissé à la fin, c’était vraiment triste. On a quasiment pleuré, car on a tellement vécu quelque chose d’intense ensemble et ç’a tellement passé vite. On a créé une belle fraternité», a confié la Chef Fanny Lehouiller. 

Une feuille de route bien remplit 

Dès l’âge de 14 ans, Fanny Lehouiller a fait ses débuts dans la restauration dans un petit restaurant à Rouyn-Noranda. Au fils des ans, elle a acquis de l’expérience dans divers établissements de restauration de la région. À l’âge de 18 ans, elle s’est inscrite à un cours de cuisine à La Sarre pour ensuite aller travailler sur des rotations à Raglan. La chef a par la suite déménagé à Québec, où elle a travaillé à l’Auberge Saint-Antoine au restaurant Panache, maintenant renommé Chez Muffy. Elle a également ouvert trois restaurants en tant que sous-chef. Elle ajoute également à sa feuille de route le poste de chef de campement au Nunavik et au Nunavut. 

En plus d’avoir participé aux émissions «Les Chefs!» et «Chefs de bois», Mme Lehouiller a sa propre entreprise de Chef à domicile. 

«Ç’a vraiment été de belles expériences. Mon plus grand rêve c’est d’ouvrir mon propre restaurant. C’est la prochaine étape dans ma vie, je suis rendue là, a fait valoir la chef originaire de Rouyn-Noranda. J’aimerais ouvrir un petit bistro chaleureux et sans prétention, comme si les gens venaient manger chez moi, à la maison. Un endroit qui me ressemble où l'on mange bien et où la gens ont du plaisir», a-t-elle conclu.  

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