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15 septembre 2021

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Ruptures et réductions de services à venir dans la région

Il manquerait 240 infirmières en Abitibi-Témiscamingue

infirmières CISSSAT FIQ SISSAT

©Photo: Archives - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Aussi bien vous prévenir tout de suite, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) n’aura pas de très bonnes nouvelles à annoncer vendredi matin.

Le sujet de la conférence de presse de l’organisme, qui est aussi le titre de son communiqué émis mercredi après-midi, ne laisse planer aucun doute : «L’importante pénurie de main-d’œuvre impose certaines diminutions ou fermetures temporaires de services».

On peut donc présumer que la direction du CISSSAT annoncera vendredi quels endroits seront touchés, de même que les modalités de ces ruptures de services et de son plan de contingence, outre la fermeture de l’urgence de Senneterre huit heures par jour pour un certain temps et le maintien au moins jusqu’à la mi-novembre de la fermeture du département d’obstétrique à l’hôpital de Ville-Marie.

La direction régionale de santé indique que la possibilité de faire appel à du personnel provenant d’agences privées (main-d’œuvre indépendante) est limitée, signalant qu’il manque 240 infirmières dans l’ensemble de la région pour répondre aux besoins de l’organisation et maintenir les services complets à la population.

«En réponse à cette situation, le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue doit prendre d’importantes mesures de réorganisation, diminution et, malheureusement, parfois, de fermeture temporaire de services», peut-on lire dans son communiqué.

«Des équipes engagées dans la recherche de solutions adaptées»

La présidente et directrice générale du CISSSAT, Caroline Roy, dit être bien consciente qu’une telle annonce peut entraîner son lot de préoccupations et d’inquiétudes au sein de la population, tout en voulant se faire rassurante.

«Les équipes sont extrêmement engagées dans la recherche de solutions adaptées à notre réalité en vue d’atténuer les impacts des différentes mesures qui seront actualisées au courant des prochains jours et des prochaines semaines», mentionne-t-elle dans le communiqué du CISSSAT.

Mme Roy ajoute «que plusieurs initiatives permettant de favoriser l’attraction, la formation et la rétention de nouveaux employés sont déployées en collaboration avec des partenaires de l’organisation issus du milieu de l’éducation, du milieu municipal et gouvernemental, en vue d’atténuer les impacts de la pénurie de main-d’œuvre et permettre de revenir à une offre de service régulière dès qu’il sera possible de le faire».

Améliorer les conditions de travail

Pendant ce temps, le premier ministre Legault parle de sortir le ‘’cash’’ pour inciter le personnel actuel à rester et pour en attirer du nouveau dans le système de santé québécois, tandis que les syndicats font remarquer que le gouvernement devra avant tout améliorer les conditions de travail des employés du réseau, notamment en mettant fin au recours systématique du temps supplémentaire obligatoire.

«Ce sont les conditions de travail difficiles qui poussent le personnel infirmier à quitter le réseau. C’est là-dessus que le gouvernement doit se concentrer s’il veut convaincre des gens de venir prêter main-forte au réseau de la santé», affirme Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

«Il (le gouvernement) doit maintenant se résigner à agir pour une meilleure conciliation travail-famille et pour contrer la surcharge de travail et l’instabilité des postes et des horaires», renchérit Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ).

 

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