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21 octobre 2021

Aline Essombe - aessombe@lexismedia.ca

Une Nuit des Sans-abri à Amos sans phares

Les organismes composent avec les restrictions sanitaires pour sensibiliser à la cause de l’itinérance

AE-itineranceAmos

©Gracieuseté - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La Corporation de développement communautaire a organisé une nuit des Sans-abri à Amos le 15 octobre pour rappeler que l’itinérance existe aussi en région et pour sensibiliser la population à ce phénomène.

La Corporation de développement communautaire d’Amos (CDC) a tenu à sensibiliser le public à la cause de l’itinérance, bien que sa 35e Nuit des Sans-abri n’ait pas eu le format souhaité. 

À cause de la pandémie, il n’y a pas eu de traditionnels feux de camp ni de spectacles pour animer la Nuit des Sans-abri d’Amos, le 15 octobre dernier au Parc de la Cathédrale. L’événement s’est plutôt déroulé en après-midi, avec la possibilité de recevoir des repas chauds, de quoi s’abreuver, et du matériel hygiénique pour les participants. 

«On a bien hâte de revenir à une vraie nuit des sans-abri», a d’abord mentionné Mylène Plante, agente de développement à la CDC d’Amos. Elle considère qu’il y a un grand travail de sensibilisation à faire dans la région, concernant les itinérants. 

«Le thème de cette année est de ‘’voir derrière les apparences’’, parce qu’il n’y a personne qui est à l’abri de ça. Il y a des gens qui perdent leur emploi, on n’est plus capable de payer, on se ramasse dehors pendant un temps. Il y a toujours des choses qui vont arriver et qui vont conduire des gens à se retrouver dans cette situation», a expliqué Mme Plante. 

L’agente de développement espère revenir rapidement au format traditionnel de la Nuit des Sans-abri, afin de favoriser un dialogue entre citoyens. «Ces soirées-là amènent que tu te réchauffes à côté d’une personne démunie, et en jasant avec elle, comme vous avez froid tous les deux, ça amène beaucoup de discussions», a-t-elle fait observer. 

«C’est également plein au niveau de l’Accueil d’Amos, ce qui veut dire qu’il y a une hausse de l’itinérance, surtout depuis la Covid»   Stacy Legault 

Un dialogue nécessaire  

L’itinérance n’est pas une réalité qui ne concerne que les grands centres. C’est la réalité que Stacy Legault, coordonnateur de l’Accueil d’Amos, tient à montrer. Son organisme se spécialise dans l’aide aux plus démunis en santé mentale, en dépendance et en itinérance, en plus d’apporter un soutien alimentaire. 

«L’itinérance est bel et bien présente (à Amos). Cette année, j’ai 5220 nuitées d’enregistrées pour les gens en itinérance seulement, ce qui représente plus d’une quinzaine de personnes itinérantes depuis mars», a-t-il indiqué. 

Le coordonnateur informe que la pandémie s’est rajoutée aux défis que rencontrent les itinérants, puisque cette crise est à l’origine de plusieurs pertes d’emplois. M. Legault a aussi fait remarquer que les hébergements d’urgence sont restés pleins cette année. «Présentement, tout ce qui est de mes hébergements d’urgence aux lits-dortoirs, c’est également plein au niveau de l’Accueil d’Amos. Ce qui veut dire qu’il y a une hausse de l’itinérance, surtout depuis la Covid», a-t-il fait observer. 

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