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13 janvier 2022

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Le Filon y goûte face à l’élite de la LHPS

Filon LHPS - Malartic

©gracieuseté

Le Filon M12 fait partie des quatre équipes du programme de l’Or-et-des-Bois à faire partie de la classe élite de la LHPS.

HOCKEY - Avec quatre de ses six équipes dans les divisions «élite» de la LHPS, le Filon de l’Or-et-des-Bois pensait avoir un bon défi afin de mesurer son talent. Il était loin de se douter toutefois que la marche pour atteindre le niveau supérieur allait être aussi raide.

Vainqueurs de quelques championnats depuis son entrée dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), le Filon tarde à obtenir des résultats en première division avec ses équipes M12 (1 victoire, 7 défaites), M13 (2 victoires, 12 défaites), M15 (3 victoires, 9 défaites) et M18 (4 victoires, 10 défaites).

À l’ouverture des camps estivaux, le programme abitibien avait fondé beaucoup d’espoirs en cette promotion vers la crème de la crème du circuit provincial de hockey scolaire. Par exemple, la formation M18 (qui évoluait en deuxième division) avait une fiche presque parfaite jusqu’à ce que la pandémie vienne mettre un frein à la saison 2020-2021.

«Très honnêtement, ça nous remet les pendules à l’heure. J’en ai fait part à mon conseil d’administration. Souvent, on veut avoir l’idée d’aller chercher l’élite et d’attirer un ou deux individus pour créer un engouement. Au final, il faut y aller avec la division dans laquelle on devrait être. Ça faisait cinq ans qu’on était dans le scolaire et on voulait valider dans le niveau élite. Je ne parlerai pas pour notre organisation, mais ce n’est peut-être pas concluant après une demi-saison», ne cache pas l’un des responsables du programme de hockey du Filon, François Lévesque.

Ce passage à vide laisse toutefois passer quelques points positifs dans les deux groupes inscrits en division 2. Considéré un peu comme une belle surprise, le Filon M15 Relève est présentement en milieu de peloton, avec huit gains en 14 rencontres. Chez le M17 Relève, c’est un peu plus difficile avec quatre victoires en 12 confrontations.

Différence de territoire

Si le Filon pouvait mieux rivaliser avec les autres régions du Québec par le passé, malgré une population plus faible, les différences géographiques et démographiques ont fini par rattraper l’organisation, pour ses équipes en division 1. Même si l’option du hockey scolaire a connu un élan remarquable dans la région au cours des dernières années, l’Abitibi peut difficilement rivaliser avec les grands centres.

François Lévesque donnait en exemple un affrontement de son équipe face au Séminaire Saint-François. Même en avant 2-0, la profondeur de l’adversaire était à un autre niveau alors que la formation de la Capitale-Nationale avait quatre joueurs repêchés dans le junior majeur dans ses rangs.

«Je discutais avec un entraîneur de l’Académie Saint-Louis de Québec. Il me disait qu’à son camp de sélection M12, il y avait 150 enfants et 24 gardiens de but. Ça, c’est une équipe qui joue contre la nôtre. On était 28 au camp de sélection, dont deux gardiens. Québec a une population d’un peu moins de 600 000 personnes. Le volume de joueurs et d’équipes compétitives est impressionnant», compare l’entraîneur du Filon M18.

Au bout du compte, la dernière année perdue en 2020-2021 a eu des conséquences visibles à plusieurs niveaux. Des effets qui touchent toutes les écoles impliquées dans le réseau scolaire.

«Ç’a eu un impact majeur sur la préparation mentale et physique des joueurs. Pendant une récente rencontre, j’ai un entraîneur qui me disait que ses joueurs n’ont joué aucun match la saison dernière. Quand ils ont commencé leur saison dans le M18 Élite, ç’a été l’enfer. Ils ont joué une dizaine de parties avant de retrouver une chimie. Le rythme qu’un joueur prend chaque année, il y a un trou à cause de l’année COVID-19. Ce trou est présent d’un bout à l’autre du réseau, jusque dans la LHJMQ», avance François Lévesque.

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